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 [Event] Un couple, une danse ?

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Dim 18 Jan - 18:36
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❝ Attendons ... ❞
31.12.2020 ; début soirée

Le jour tant attendu de certains était désormais arrivé … Te préparant, tu guettes l'heure, afin de ne pas être en retard. Tu termines de te sécher puis, retournant dans la chambre, t'avances en direction de l'armoire et, en sort la robe que tu avais acheté pour cette soirée, la soirée du bal, du nouvel an. Un soupir s'échappe d'entre tes lèvres, tu es quelque peu stressé, peut-être est-ce parce que tu vas le voir ? Être sa cavalière pour ce soir ? Votre conversation de votre retrouvaille tourne de nouveau dans ton esprit, en fait, cette conversation ne t'a jamais quitté depuis que vous vous êtes vu sur l'Île de Runya. Tu ne savais pas encore quoi faire, malgré que tu es demandée conseil à diverses personnes. Passant une main sur ton visage, tu poses la robe sur le lit avant de commencer à t'habiller. Faisant bien attention de ne pas l’abîmer, tu l'enfiles, passant doucement tes mains sur sa longueur pour qu'elle soit net. Bien, elle te va parfaitement mais, est-ce que cela passera pour ce soir ? Tu ne pouvais t'empêcher d'être angoisser, après tout, cela était ta première soirée, tu n'es jamais aller à un bal ou un autre événement de ce type qui requit d'être bien vêtu. Tu finis par retourner dans la salle de bain, finissant de te préparer, te maquillant légèrement, un trait noir, un léger far à paupière bleu pâle et, te coiffant, laissant tes cheveux détachés, quoique ornant tes cheveux de petites barrettes allant en harmonies avec ta tenue. Tu avais longuement hésité sur comment tu serais pour cette soirée et, au bout d'un bon bout de temps, tu avais finit par voter pour cela. Une pointe de parfum, léger, rien qui attire l'attention, juste un petit truc naturel, tu n'avais guère envie d'attirer les regards …

Prête, tu regardes l'heure, le moment du rendez-vous approchait, tu te tournes vers Tomo, le petit spectre t'observe, visiblement ébahit.

- Kitai est trop belle ! Kitai sera la plus belle de toute !

Tu lui souris, lui caressant doucement la tête, lui soutirant une sorte de ronronnement avant qu'il ne lévite ci et là joyeusement. Malheureusement, il n'allait pas pouvoir t'accompagner ce soir, les Pokemon étaient interdit. Il devra rester ici, en compagnie des autres. Harau, hors de sa sphère, dormait tranquillement près du lit, tu te penches vers lui, lui offrent une caresse qui lui fit lever la tête avant de la reposer de nouveau sur ses pattes, fermant les yeux. Il était grand temps …

- Je compte sur toi pour ne pas faire de bêtises, Tomo. Dans le petit frigo, il y a quelques douceurs pour vous si jamais mais, ne te gave pas, d'accord ?

- Promiiiis ! Bonne soirée Kitai !

Un nouveau sourire se dessine sur tes lèvres tandis que tu attrapes une petite veste blanche pour ne pas attraper froid pendant que tu te rends au Centre Pokemon. Quittant l'hôtel, tu marches sous le vent frais de cette fin de journée, te rendant au Centre qui ne se trouvait pas si loin de là où tu te trouvais. Arrivant sur place, tu te mets à l'abri près des portes automatiques, jetant un coup d’œil sur l'horloge qui se trouvait dans le Centre Pokemon, tu remarques que tu es un peu en avance, dix minutes environs. Bah … Valait mieux cela que d'être en retard … Il te fallait désormais l'attendre, avant de pouvoir vous rendre jusqu'à la salle de spectacle où avait lieu le bal ...

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Mer 21 Jan - 23:27
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PERSONNAGES PRÉSENTS - 31.12.2020
Kenshîro (dresseur)




UN COUPLE, UNE DANSE. - Event du bal de fin d'année (Talma)

Le tintement ininterrompu des verres, accompagné du bourdonnement des conversations qui enveloppait les terrasses des restaurants berçait ce début de soirée, s'insinuant par la fenêtre ouverte. Il flottait dans l'air un parfum festif, des odeurs de nourritures variées et le son lointain de quelques groupes de musique qui avaient émergé ici et là dans la capitale. Dans la petite chambre du vieil hôtel mité régnait déjà un aperçu de la fête à venir. Du moins, pour Kenshîro.
Martel et Mélusine ne tenaient pas en place, et voletaient dans la pièce étroite sans jamais se fatiguer. Le Prismillon balançait ses paillettes argentées, tandis que la Pitrouille roulait dans les airs en riant comme un ballon de baudruche que l'on aurait percé. Un sentiment d'euphorie semblait s'être emparé de toute l'équipe, et même Calice ne montrait aucun signe d'agressivité ; assise dans un coin, l'Aflamanoir se contentait de savourer en silence les gros fruits ronds épicés que son dresseur s'était procuré pour elle. De son souffle brûlant concentré en un petit faisceau grondant, elle perçait la coque des énormes baies avant d'enfourner son museau fuselé dans le trou ainsi formé pour boire goulûment le jus que la gangue contenait.

Duncan inspira profondément en levant ses grands yeux pourpres sur le borgne. Kenshîro terminait d'ajuster son kimono, un vêtement traditionnel qu'il était de coutume de porter durant les fêtes de fin d'année dans sa famille. Le rongeur pencha la tête de côté, perplexe. Il n'avait pas l'habitude de voir son maître porter ce genre de tenue. Le fils Kiriyama n'était bien évidemment pas dépourvu de coquetterie, mais il s'était jusqu'à maintenant contenté d'habits pratiques, alliant l'élégance à un maximum de liberté de mouvements. Et ce soir, le Pikachu avait beau observer son maître sous tous les angles, il ne voyait pas comment le jeune homme pourrait espérer courir ou se défendre s'il lui arrivait quoique ce soit dans cette tenue.
Ses réflexions furent cependant bien vite détrompées lorsque Kenshîro fit le tour de la pièce pour ramasser une veste haori qu'il enfila en évitant un coup d'aile de Martel, puis une petite bourse contenant ses papiers qu'il glissa dans sa ceinture. En réalité, le vêtement était bien plus souple que ce que le rongeur avait cru. Mais le confort de son maître n'était pas ce qui lui importait le plus...

Alors que Kenshîro resserrait le bandage de son œil, soucieux de ne pas avoir l'air d'un homme qui bourlinguait dans la nature depuis plusieurs mois - ce qu'il était hélas précisément - sa pupille intacte se posa sur Duncan. Le Pikachu le fixait avec appréhension, ses longues oreilles plaquées vers l'arrière tandis que ses pattes se trituraient nerveusement. Le borgne fronça les sourcils. Il était pourtant persuadé que le cadeau qu'il avait offert au rongeur lui plairait et l'occuperait toute la soirée, comme c'était le cas de ses camarades. Mais la souris électrique avait visiblement la tête ailleurs, et son attention était portée sur lui avec un peu trop d'intérêt pour que le garçon puisse partir le cœur tranquille. Soufflant de dépit, Kenshîro rangea son holokit dans sa ceinture et vint poser un genou devant son compagnon électrique, dardant sur lui son regard dur.

"Qu'est-ce qui te chiffonne, Duncan ? Ce n'est pas ce que tu voulais ? C'est pourtant bien un accessoire de ce genre qu'il te fallait, non ?"

Le Pikachu jeta un coup d’œil rapide au sac de sable pendu au fond de la chambre. Effectivement, son dresseur ne l'avait jamais autant surpris qu'en déballant cet objet qui lui prouvait qu'il acceptait enfin sa façon de combattre, à l'aide de techniques physiques. Le sac de cuir permettrait au rongeur de s'exercer et d'améliorer sa puissance, exactement comme il le souhaitait. Mais il reporta bien vite son attention sur le garçon, ses yeux sombres brillant d'une supplique silencieuse. Le translater bourdonna tout bas à l'oreille du dresseur qui grimaça avant d'entendre le petit appareil lui transmettre quelques mots incertains :

"S'il y avait danger ?"

Kenshîro fixa son compagnon sans rien dire, plusieurs secondes durant. Puis il soupira en retirant le translater de son oreille. Après tout, il n'en aurait pas l'utilité, loin de Duncan.

"Ne t'inquiète pas pour ça." grogna-t-il avec un haussement d'épaules nonchalant qu'il ajouta pour la forme. "Il y aura du monde, et les familles fondatrices seront là. L'endroit sera plus sécurisé que le QG des rangers pour cette nuit."

Il se redressa et alla poser l'appareil de traduction sur sa table de chevet. Puis, sans un mot de plus, ignorant le regard de Duncan qui ne le quittait pas et les rires de ses autres compagnons, le dresseur quitta la chambre d'hôtel.

...

Sa poitrine semblait avoir rétréci. Son cœur et ses poumons étaient serrés. Il se sentait oppressé, comme étouffé par une force obscure. "Et s'il y avait danger ?", se répéta-t-il une fois encore. Depuis l'été précédent... depuis six mois... jamais il ne s'était séparé de Duncan. Pas une seule fois. Le dresseur avait l'impression de revivre l'atroce sensation de perdre son œil gauche ; ce soir encore, on l'avait amputé d'un membre en l'empêchant d'emmener son Pokemon avec lui. Qui l'eut cru... Pas lui en tout cas. Comment aurait-il pu savoir, il y a quelques mois de cela, qu'il ne pourrait plus se passer de la présence de son Pikachu, une créature inférieure dont il s'était embarrassé dans le seul but de l'aider à atteindre Ezechiel ? Lui qui avait toujours méprisé les Pokemon...
Ça ne servait à rien de ressasser tout cela. Le borgne secoua la tête, inspirant profondément l'air frais, chargé de parfum, qui parcourait Talma. Intérieurement, le noble ressemblait à un petit animal terrorisé qui ne rêvait que de retourner dans son terrier. Heureusement, sa façade digne et hautaine ne l'avait pas quitté. Il fallait qu'il se concentre. Kitai devait l'attendre au Centre Pokemon, et le jeune homme savait qu'une fois qu'il l'aurait rejoins, son attitude habituelle reprendrait le dessus. Il ne serait plus seul, et ça le rassurerait. Il devait simplement la rejoindre. Juste la rejoindre et l'emmener au bal, rien de plus simple !

Kenshîro tenta de se remémorer les différentes cérémonies de ce genre auxquelles il avait été invité. Un grand nombre, depuis son plus jeune âge. Pourtant, il y avait aujourd'hui quelque chose de différent... Outre la chute de sa fortune familial, pour la première fois, il serait accompagné. Cette idée le rendait nerveux. Il n'avait jamais vu son père au bras d'une femme, n'avait aucun exemple auquel se référer - si ce n'était celui de son oncle que son géniteur lui avait appris à mépriser. Et bien peu importe ! Kitai était une jeune fille gentille et attentive. Il saurait se montrer agréable avec elle, et tâcherait de s'intéresser à sa fiancée. Si quoique ce soit le gênait, il se promettait de lui en parler. Peut-être découvrirait-il chez la demoiselle une personne suffisamment maline pour comprendre les enjeux de tout cela, après tout.

Nozomi l'attendait comme prévu devant le Centre de Talma, abritée près des portes automatiques. La lumière dorée du bâtiment permit à Kenshîro de la reconnaître rapidement. Elle était habillée d'une jolie robe blanche, et portait comme toujours son écharpe rouge et quelques barrettes assorties sur ses longs cheveux bruns. Le jeune homme fut satisfait de constater qu'elle ne s'était pas entichée d'une coiffure farfelue ou d'un maquillage appuyé. Il avait toujours préféré les gens au naturel, trop prompt à railler ceux qui se dissimulaient sous un masque trop évident. Une cavalière plus que convenable, et même... très élégante devait s'avouer le borgne.
Il s'assura rapidement que son kimono était impeccable, avant de s'avancer jusqu'à elle. Il avait quelques minutes d'avance, mais Kitai s'était avérée aussi ponctuelle qu'il l'avait espéré.

"Vous êtes très élégante, mademoiselle Zoldern." la complimenta-t-il en s'arrêtant à ses côtés avec une légère révérence.

Le sourire qu'il lui offrit était tout à fait sincère. Il était soulagé de ne plus être seul pour traverser ces rues bondées. Il n'avait besoin de personne pour se défendre - et ce malgré la dérangeante absence de son sabre qu'il avait du laisser à l’hôtel, les armes étant interdites au bal - mais il comprenait maintenant que ce qui l'avait le plus effrayé en laissant Duncan derrière lui, c'était la solitude. Difficile de se retrouver seul brusquement après avoir partagé chaque minute de sa vie avec quelqu'un pendant six longs mois...
Attendant que la jeune fille se sente prête, Kenshîro lui tendit son bras pour l'inviter à le suivre. Il n'y avait pas à hésiter cette fois-ci. Elle était sa cavalière, et le geste ne paraîtrait certainement pas déplacé.
Tandis qu'ils marchaient en direction de la salle des fêtes, le fils Kiriyama tâcha de se remémorer leur dernière discussion. Il devait mettre Kitai à l'aise, et pour cela... lui faire la conversation, n'est-ce-pas... ?

"Vous avez bien profité des fêtes de Naira ? Le temps, là-bas, était bien plus clément qu'ici. J'en regrette presque cette île."

Il parlait bas, d'un ton calme et neutre. Parler de la pluie et du beau temps n'était peut-être pas la chose la plus appropriée, mais sur le coup, Kenshîro n'avait rien trouvé de mieux.
Il adressa à sa compagne un coup d’œil curieux, ouvrit la bouche pour ajouter quelque chose, mais se tut finalement en reportant son attention sur le grand bâtiment qui se dressait à présent dans leur champ de vision. Ce n'était pas le moment d'aborder des sujets grave, se morigéna intérieurement le garçon. Rapidement, il se repassa les règles qu'il s'était imposées pour cette soirée : ne pas se montrer désagréable envers Kitai, lui faire honneur en se montrant courtois et élégant, n'aborder aucun sujet susceptible de la déstabiliser, essayer d'en apprendre plus sur elle. Tout cela s'annonçait difficile... Mais il n'était pas d'épreuve qu'il se croyait inapte à relever !






Dernière édition par Kenshîro Kiriyama le Jeu 22 Jan - 13:41, édité 1 fois
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Jeu 22 Jan - 13:39
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❝ Arrivons au bal ❞
31.12.2020 ; début soirée

Tu n'attendis pas longtemps, avant l'arrivé de Kenshîro, celui-ci étant légèrement en avance, à croire que vous aviez peur de vous faire attendre. Tu ne l'avais pas vu arriver mais, tu l'avais entendu, te complimenter. Tu tournas la tête vers lui, lui offrant un ravissant sourire tandis que tu le salut d'une légère révérence à ton tour. Tu ne pouvais savoir si ses paroles étaient vrai ou non quant à ta tenue mais, il ne semblait pas mentir puis, il ne semblait pas être le genre d'homme à complimenter sans le penser, non il à l'air d'être plus le genre d'homme à dire ce qu'il pense, quoique, c'est ce qu'il avait fait lors de votre rencontre à Naira mais, tu préfères ne pas repenser à ce moment-là. Si tu avais sortie une robe pour la soirée, lui, avait sortie un kimono traditionnel mais, cela ne te choqua nullement. Tu te souviens qu'il était coutume chez les Kiriyama de porter ce genre de vêtement lors d'événement, de plus, cela lui allait fort bien, à croire qu'il était taillé pour cela.

- Merci, vous l'êtes également.

Lui avais-tu répondu suite à ta révérence. Tu espérais que cette soirée se passerait bien mais, cela semblait être le cas, tu avais envie de passer une agréable soirée et ferais tout pour que ça soit le cas.  Tu acceptes le bras qu'il te propose, marchant tous deux sous ce froid hivernal jusqu'à l'immense bâtiment de spectacle reconvertis pour le coup en salle se fête. Cela te donnait un sentiment étrange, d'être là, dans les rues de la capitale en ce début de soirée où le soleil avait déjà décliné depuis un moment, au bras d'un homme qui t'était promis depuis que tu n'étais qu'une enfant insouciante. Cette scène semblait surréaliste, peut-être parce que tu ne pensais que jamais un événement pareil t'arriverait. L'homme se faisait amical, bienveillant, voulant savoir si tu avais bien profité des festivités de Naira, lorsque tu t'y trouvais, mentionnant la différence de temps entre l'Île de Runya et ici. Il est vrai que la chaleur de Runya te manquait un peu, même si l'hiver ne te dérangeait pas, tu appréciais la chaleur, comme beaucoup après tout.

- Oui ! C'était vraiment sympa, mais il est vrai qu'il faisait meilleur là-bas. Il faut dire que le volcan n'est qu'endormis mais nous fait profiter constamment de sa chaleur.

Si là-bas la chaleur est continuel, ici, le froid était bien présent, au centre de la région d'Alcea où la neige s'était fait une place à certains endroit. Enfin, tu avais de la chance, Alcea est connu pour être une région tempéré alors, tu n'as pas à te plaindre du froid qui n'est pas excessif, du moins pas autant qu'en haut des montagnes ou dans la ville de Tarme. Vous continuez de vous diriger vers l'immense bâtiment éclairé où pas mal de monde était déjà rassemblait, attendant que les portes ouvrent à dix-neuf heure trente, de quoi vous laissez le temps de patienter en parlant. Pour dire vrai, tu ne savais pas trop quoi lui dire, quel sujet aborder, en tout cas, tu n'aborderais pas ceux sensibles comme tu l'avais malencontreusement faire la première fois en lui parlant de l’événement tragique qui a touché sa famille.

- Oh il y a déjà beaucoup de monde devant les portes. J'avoue que c'est la première fois que je vais dans un tel événement, je suis un peu nerveuse, désolé …

Tu souris, malgré tout alors que tes yeux sont rivés sur la foule présente tandis que vous vous rapprochez peu à peu de l'endroit. Tu jettes un rapide coup d’œil à l'horloge qui se trouvait juste au-dessus des immenses portes. Vous aviez encore du temps avant de pouvoir pénétrer l'enceinte de la salle de fête, espérons seulement que la neige ne commence pas à tomber maintenant. Toujours au bras du jeune homme, vous finissez par rejoindre la foule, forcé de vous arrêter pour attendre. Tes yeux ne peuvent s'empêcher de parcourir toute cette assemblé, même si tu avais l'habitude de te retrouver au milieu de diverses personnes, lors des cultes à la secte, cette foule là n'avait rien à voir avec celle que tu as connu jusqu'à maintenant et, tu commençais à te sentir un peu plus nerveuse alors que tu observes quelques-unes de personne présente, leur visage, leur tenu. Tu reconnaissais certaines personnes que l'on pouvait voir à la télévision ou encore dans des magasines, tous semblaient être des personnes de bonne famille, fortuné ou encore plus ou moins célèbre. A côté d'eux, tu te sentais bien petite, ridicule …

Soudainement, la présence de Tomo te manquait, par le simple fait qu'il soit là, tu te sentais mieux mais, là, il ne l'était pas, tu étais seule, seule ou presque. Kenshîro était là mais, cela était différent … Tu ne t'étais jamais séparé de cette petite poupée de chiffon depuis que tu n'es qu'un bébé alors, devoir le laisser à l'hôtel fut quelque chose de bien difficile pour toi mais, tu n'avais guère le choix … Si, il aurait très bien pu venir et, rester invisible mais, cela allait hors des règles imposés par les fondateurs pour ce bal et, tu ne souhaitais pas enfreindre ces règles par un caprice de la sorte. Le temps te semblait passer lentement, probablement parce que tu n'étais pas à l'aise mais, il fallait pourtant que tu le sois et, tu te forçais à le paraître. Avais-tu eu raison d'accepter cette invitation ? Tu te le demandais mais, maintenant, il était bien trop tard pour ce poser ce genre de question. Cette soirée se passera bien, c'est ce que tu devais te dire et, c'est ce que tu te disais. Tout se passerait pour le mieux, tu pourras profiter de cette soirée et, en bonne compagnie. De plus, tu avais contacté Ézéchiel, lui demandant de venir à ce bal et, il avait accepté. Ça serait là une occasion de pouvoir le revoir une fois encore. Cette pensait t'apaisa, faisant renaître peu à peu ton sourire habituel tandis que la foule commence à bouger.

Les portes venaient de s'ouvrir et, le monde commençait à s'amasser en une file d'attendre, passant tous les uns après les autres. Cela alla plutôt vite à ton grand étonnement et, lorsque ce fut à votre tour, tu présentes ta carte d'identité, comme il avait été stipulé puis, l'homme vous laisse passer. Laissant te petite veste ainsi que ton écharpe à une femme qui alla y ranger dans les vestiaires en te laissant un numéro. Vous vous rendez ensuite jusqu'à la salle où allait avoir lieu le bal et, tu fus éblouit par tant de beauté et de lumières, te laissant bouche bée.

- Waaah ! C'est sublime !
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Dim 25 Jan - 11:30
Alcea

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Kenshîro (dresseur)




UN COUPLE, UNE DANSE. - Event du bal de fin d'année (Talma)

La tension du borgne était lentement retombée. Kitai semblait, comme la dernière fois, gentille et pleine de vie. La soirée s'annonçait agréable en sa compagnie, et ce même si Kenshîro aurait préféré être à cette heure sur les routes pour entraîner ses Pokemon.
Le jeune couple traversa la ville pour rejoindre la foule qui attendait patiemment l'ouverture du bal, tout en devisant tranquillement sur le temps et leurs souvenirs de Naira. Lorsqu'ils s'arrêtèrent au niveau de la file d'attente, le silence s'installa entre eux. Ce n'était pas un silence gênant, et il n'était pas pour déplaire au fils Kiriyama. Il avait les pipelettes en horreur, et se satisfaisait grandement de constater que sa compagne savait profiter des instants de calme d'une conversation.
Kenshîro survola la foule qui les entourait de son œil calme et hautain - car il s'agissait de ne pas laisser paraître son appréhension - à la recherche de connaissances. Mais il y avait beaucoup de monde, et le fils Kiriyama n'était pas un homme bien grand, capable de dominer une assemblée pour trouver ceux qu'il cherchait. Cette constatation le rassura un peu, car après tout, s'il ne pouvait les voir, eux non plus ne l'apercevraient sans doute pas.

"Oh il y a déjà beaucoup de monde devant les portes." murmura sa cavalière. "J'avoue que c'est la première fois que je vais dans un tel événement, je suis un peu nerveuse, désolée…"

Le borgne reporta son attention sur la jeune fille. Elle semblait légèrement angoissée. Le fils Kiriyama soupira intérieurement et la gratifia d'un sourire en se serrant un peu plus contre elle.

"Ne vous en faites pas, les gens ont tendance à se montrer plutôt avenants au cours de ce genre d'événement. Vous n'avez aucune raison d'être nerveuse."

Ce n'était pas tout à fait exact. Effectivement, les nobles et bourgeois avaient pour habitude de se montrer souriants et toujours sous leur meilleur angle, feintant la bonté s'il le fallait, dans les grands rassemblements festifs. Après tout, il fallait montrer bonne figure face au "peuple". Mais Kenshîro savait pour avoir toujours fait partie de ces gens qu'il s'agissait surtout d'une grande démonstration d'hypocrisie. Il n'avait lui-même jamais été très doué à ce jeu, d'ailleurs, perpétuant la réputation de sa famille qui avait tendance à dire tout haut ce qu'elle pensait. Une des raisons pour lesquelle les siens n'étaient pas très appréciés auprès des classes inférieures, d'ailleurs... Quelle bande d'imbéciles ! Alors que tous les autres en pensaient autant, mais qu'ils se plaisaient à le dissimuler sous des airs de bienfaiteurs !
Chassant rapidement son coup de sang silencieux, le garçon se reprit, s'obligeant à tourner ses pensées vers la soirée à venir. Il demanda à Kitai si elle n'avait pas froid, mais la veste de la jeune fille semblait lui suffire. Ce n'était pas étonnant, étant donné que la chaleur humaine qui se dégageait de la foule avait fait haussé la température de quelques degrés.

Enfin, les portes s'ouvrirent, et la foule avança. Il ne leur fallut pas attendre très longtemps pour entrer à leur tour, après avoir présenté leurs papiers et déposés leurs vestes au vestiaire. Ils débarquèrent finalement dans la grande salle de bal, découvrant l'immense coupole marbrée de peintures mythologiques qui couvrait la rotonde. De beaux lustres dorés projetaient une lumière cristalline dans toute la salle, et des tables chargées de nourriture et de boissons s'alignaient autour de la grande piste de danse. L'opulence en disait long sur l'image que voulaient donner les familles fondatrices. Il s'agissait sans nul doute de rassurer les natifs d'Alcea sur l'état de leur région. Richesse et sûreté, ils ne devaient pas en douter !
Soupirant en secouant légèrement la tête, Kenshîro attira doucement sa fiancée vers une table pour lui servir un verre.

"Que voulez-vous boire ?" lui demanda-t-il en attrapant une coupe.

Son regard capta alors quelque chose qui lui déplut, et son œil de faucon se durcit soudain lorsqu'il reconnut une de ses cousines à quelques mètres de là. Heureusement, la jeune femme ne semblait pas l'avoir vu ; elle était accompagnée d'un garçon que le borgne ne connaissait pas, et s'était vêtue d'un kimono de soirée moderne, riche en couleurs et brodée avec goût. Le couple discutait déjà avec une célébrité locale, un chanteur de retour au bercail après une longue tournée.
Le dresseur s'empressa de se détourner, reportant son attention sur Kitai en serrant les dents, s'efforçant d'afficher de nouveau un air plus détendu pour cacher la détresse qui naissait en lui. Jamais il n'aurait du venir...






Dernière édition par Kenshîro Kiriyama le Mer 4 Fév - 13:56, édité 1 fois
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Lun 26 Jan - 14:10
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❝ Triquons à la soirée ❞
31.12.2020 ; début soirée

Une fois dans l'immense salle qui était tout en beauté et, qui commençait à se remplit au fur et à mesure de monde, le bourdonnement des diverses conversations commençant à prendre le dessus sur les unes des autres mais, cela n'empêchait en rien de pouvoir profiter de la musique qui passait. Le bruit des verres s’entre-choquants se faisaient entendre, des rires, des exclamations de joies, on pouvait même croiser quelques rares enfants, visiblement les parents avaient préférés laisser leurs progénitures à une soirée bien moins chic, sûrement pour éviter le moindre problème, ce qui était compréhensible mais, certains n'avaient eu d'autres choix que de les amener avec eux. Cela ne te dérangeait guère, tu aimais les enfants, tu t'en occupais constamment à la secte.

Kenshîro te mena près de l'une des tables garnis de nourriture et de boisson et, te demanda ce que tu souhaitais boire. Tu réfléchis en observant qu'est-ce qu'il y avait à votre disposition avant de reporter ton attention sur le jeune homme en lui souriant.

- Une coupe de champagne ira bien pour commencer. Merci.

Coupe à la main, tu balayes une fois de plus la pièce du regard, tu ne reconnaissais là aucun visage mais, cela était normal après tout … Tes connaissances vivaient à Domuraille et, tu voyais mal certains d'entre eux venir à une telle soirée. Rien que d'imaginer Ichiro dans un endroit pareil t'amusait. A peine aurait-il mit des vêtements corrects qu'il les aurait retiré en râlant. Non, ce n'était pas le genre de soirée que le jeune affectionner, il était bien trop rebelle sur les bords – a moins qu'il ne s'agisse du fait qu'il soit immature - pour pouvoir supporter une pareil fête sans risquer de faire une bourde. Il valait mieux qu'il en soit ainsi … Puis même, cela te gênait un peu qu'une personne que tu connais te vois en compagnie d'un homme, que lui dirais-tu ? Il te poserait probablement mille et une question. En y repensant … Comment te sentiras-tu, si jamais vous veniez à croiser Ézéchiel au cours de la soirée ? Il savait que tu étais promise à quelqu'un enfant mais, s'en souvenait-il ? Comment réagira-t-il lui ? Trop de questions d'un seul coup, il ne fallait pas que tu y penses, non, il te fallait être décontracter, profiter et, surtout, ne pas oublier que tu étais en bonne compagnie.

Tu proposes à ton compagnon pour la soirée de trinquer avec toi, sourire aux lèvres puis, goûta le nectar que l'on t'avait servit. Les bulles n'étaient pas agressives, le goût était sucré, une douce odeur s'en dégager, entre autre, ce champagne était excellent, même si tu étais loin d'être une experte à ce sujet étant donné que tu ne buvais jamais.

- J'imagine que vous avez déjà pu participer à plusieurs soirée de ce genre là, non ?

A vrai dire, tu ne savais comment engager la conversation avec lui, malgré tout et tes efforts, il t'intimidait toujours autant. Peut-être parce qu'il est un noble, que bien des choses vous différenciez, après tout, même si tu vis à Domuraille, tu n'as rien d'une noble, tu ne possèdes que la richesse que t'as léguer ton défunt maître et grand prête de la secte, richesse que tu n'as guère oser toucher d'ailleurs pour le moment, quoique … Il se pourrait que tu saches bientôt dans quoi investir une petite part de cet argent mais, pour le moment, il n'y avait rien de sûr. Enfin, le monde de la bourgeoisie t'était inconnu même si on t'avait appris le principal pour plus tard, tu ne te sentais vraiment pas à l'aise dans cette classe social car, après tout, tu te contentais de choses simples …

Tu espérais en tout cas car la conversation réussira à se faire entre vous deux, que tu finiras par être plus à l'aise ...

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Mer 4 Fév - 14:50
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UN COUPLE, UNE DANSE. - Event du bal de fin d'année (Talma)

Kitai lui désigna le breuvage qu'elle souhaitait boire. Le borgne jeta un coup d'oeil à l'étiquette de la bouteille, détaillant l'origine de cette boisson, et haussant un sourcils en remarquant une fois de plus que les fondateurs ne jouaient pas de moindre mesure. À lui seul, cet apéritif représentait une petite fortune.
Kenshîro servit en silence deux coupes de champagne, écoutant d'une oreille distraite l'orchestre qui lançait sa première valse, quelques part en fond de cette foule agitée. Très vite, les notes puissantes du groupe de musiciens envahirent la salle, et bon nombre de couples s'avancèrent sur la piste de danse. Les robes s'envolèrent sur le chant des violons, et le jeune homme borgne se revit soudain enfant, vivant ses premiers bals, dédaignant la danse et la compagnie des fillettes de son âge pour coller à son père toute la soirée durant. Il se souvenait qu'à l'époque, les robes affriolantes de ces femmes richement parées l'intimidaient fortement, et c'est pourquoi il se découvrait soudain une passion démesurée pour les affaires de la famille, faisant semblant d'écouter tout ce que son géniteur racontait à ses fréquentations. Ce n'était alors qu'une suite de discours ronflants, persifleurs ou moralisateurs qui le faisait bien vite soupirer et regretter de ne pas avoir la vanité de ses cousins qui, à cette époque déjà, voguaient de compagnes en compagnes, affirmant leur statut de jeunes prétendants de la noblesse.
Pourtant, à cette époque, comme tous les garçons de son âge et de sa classe sociale, Kenshîro avait suivi les préceptes d'un maître de danse, et cette activité ne lui faisait pas horreur. Bien au contraire, elle lui rappelait les pas d'escrime qu'il apprenait déjà assidûment. Mais danser avec une partenaire était bien sûr une autre histoire...

Offrant l'une des coupes à Kitai, il trinqua avec elle en offrant à la jeune fille un nouveau sourire, un brin amusé cette fois-ci. Sa partenaire semblait avoir lu ses pensées et lui demandait à présent s'il avait vécu de nombreuses soirées comme celle-ci. Le borgne goûta le champagne, s'assurant que le goût fruité du breuvage rendait hommage à son prix estimé. En effet... s'il n'était pas particulièrement friand de cette boisson, lui préférant thé ou vin rouge, le fils Kiriyama devait avouer qu'il avait rarement goûté saveur plus délicieuse.

"Mon père m’emmenait souvent à ce genre de bal, oui." répondit-il enfin en posant son œil ambré sur la jeune fille. "Ils étaient cependant bien moins impressionnants, je dois l'avouer. Après tout, les familles fondatrices en faisaient rarement partie. Mais ce genre d'événement est une obligation pour tout descendant de la noblesse, vous savez."

Il se rappelait soudain que Nozomi ne faisait pas partie de ce milieu. Il avait tellement l'habitude de croiser des demoiselles de la haute société, étant jeune, qu'il en avait oublié que la jeune fille lui avait été présenté pour son appartenance à la secte Distorsion, et non pour ses origines. Perdant son sourire à ce souvenir, le borgne détailla un instant sa compagne en silence, comme s'il la redécouvrait. Kitai Zoldern était-elle vraiment un bon parti ? Après tout, à part sa fortune, la demoiselle ne lui apporterait pas grand chose. Aucun prestige en tout cas.
Mais en observant ses yeux doux posés sur lui, le fils Kiriyama ne put s'empêcher de ressentir à nouveau une pointe de honte. Pouvait-il traiter une femme qui lui était promise comme un objet ? Il n'en avait aucune idée, ne savait pas comment agir avec elle. Il n'avait aucun modèle de référence, puisque son père avait toujours vécu seul depuis sa naissance, et que le jeune homme ne lui connaissait ni liaison ni même aventures dont les nobles étaient pourtant friands d'après les nombreuses rumeurs qui couraient à Domuraille.
L'ancien chef de famille n'était pas un homme à femmes. Par conséquent, Kenshîro songea qu'il ne devait pas l'être non plus. Mais il savait aussi que son père lui aurait ordonné de se montrer courtois avec Kitai. Après tout, il l'avait suffisamment sermonné étant petit quand l'enfant qu'il était boudait sa futur compagne et la raillait dans son dos. Mais après tout, cette courtoisie aussi devait faire partie du jeu des nobles...

Tâchant de se recentrer sur l'instant présent, Kenshîro avala une nouvelle gorgée de champagne, jetant un coup d’œil à l'endroit où il avait aperçu sa cousine. Fort heureusement, cette dernière s'était éloignée avec son compagnon, discutant à présent auprès d'une table opposée. Le garçon en profita pour relâcher ses nerfs noués, réfléchit un instant, puis proposa finalement à sa partenaire en reprenant un air adouci.

"Voudriez-vous danser ?"

Il était peut-être temps de franchir le pas...




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Mar 10 Fév - 19:36
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❝ Une danse maladroite ? ❞
31.12.2020 ; début soirée

L'homme répondit à ta question. Bien évidemment, il avait déjà participé à ce genre d’événement, cela ne t'étonnait point mais, tu n'avais pas d'autres façon d'ouvrir une conversation qu'en lui posant cette question qui peut paraître stupide aux yeux de certains. Tu l'écoutes, tandis qu'il te donne certains détails entre les bals où il avait pu participer avant et celle-ci qui avait été faites par les familles fondatrices en l'honneur de la nouvelle année. Ainsi, ce genre d’événement était obligatoire pour ceux de la noblesse ? En soit, cela ne semblait pas si terrible que cela, c'est vrai après tout … Se vêtir de belle tenue pour pouvoir participer à des bals divers qui ont lieux dans d'immenses pièces richement décoré au breuvage fin et à la nourriture goûteuse. Rencontrer bien des personnes, discuter, danser, cela faisait envie oui mais, dans un sens, cela pouvait également effrayer et, surtout, cela n'était pas à la portée de tous … Enfin, tu ne t'en plaignais pas, tu ne te serais pas senti à l'aise dans ce genre d'événement de toute manière, quoique, peut-être avec le temps mais, qu'importe, tu ne fais pas partie de cette classe social de toute manière, orpheline que tu es …

Tu souris à Kenshîro, prenant une nouvelle gorgée de champagne.

- Ça doit être bien ce genre d'événement, pouvoir croiser du monde, faire de nouvelle connaissance.

Toi, les seules connaissances que tu as pu te faire ai le fait que tu ais pu aller à l'école étant jeune, bien sûr, il y avait également les disciples et apprentis de la secte, ainsi que les prêtres mais, cela était différent. Ils étaient comme ta famille, en quelque sorte, une famille avec qui on est plus ou moins distant en fait, si on met certains cas de côté. Beaucoup sont obsédés par leur devoir envers votre Dieu, ne cherchant ainsi pas à se lier avec les autres membres de la secte. Certains s'enfoncent dans une folie venant de on ne sait où et, d'autres, se contentent simplement de errer ci et là sans chercher à connaître ceux qui partagent leur idée. Bien sûr, il y a ceux qui sont comme toi aussi mais, rares sont les membres ayant un cœur grand comme le tient, à croire que faire partie de la secte assombrit les cœurs des autres. Certains se demandent ce que tu fais là, pourquoi n'es-tu jamais partie mais, tu es né ici, tu ne te voyais pas les abandonner, abandonner ce en quoi tu crois. Concernant ta gentillesse et ton énorme cœur, probablement est-ce du à ton défunt mentor qui t'a énormément appris sur le monde, que ça soit dans sa noirceur ou sa beauté. Enfin … Tu n'es pas aussi douce qu'on peut le croire car, après tout, tu possèdes toi aussi ta part de noirceur …

Te perdant dans la contemplation des lieux et, dans tes pensées, ton compagnon te tira de tes songes pour te proposer une danse. Pour le coup, tu te mis à rougir, sans savoir réellement pourquoi. Tu savais que, en venant à un bal, tu devras danser mais, cela te semblait étrange d'entendre Kenshîro t'inviter. Malgré cela, tu lui souris et, hocha la tête pour accepter l'invitation, déposant ta coupe vide sur la table avant de poser ta main sur la bras qu'il te tendait avant de vous faire rejoindre la piste de danse. Tu étais quelque peu nerveuse car, même si tu avais pu apprendre les bases de la danse, tu n'as jamais eu l'occasion de le mettre en pratique avec quiconque. Sauras-tu seulement suivre ses mouvements ? Tu le saurais bien assez tôt …

Prenant position, tu poses une main sur l'épaule de ton cavalier et, pose sa main dans la sienne avant de le laisser t'entraîner, essayant de suivre le rythme qu'il t'impose. Au début, tu étais plutôt maladroite mais, rapidement, tu réussis à coordonner tes mouvements au sien et, finit par trouver cela agréable. Ton visage figé par la crainte de paraître idiote finit par se transformer en un sourire radieux, effaçant ton malaise.

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Mer 1 Avr - 11:07
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PERSONNAGES PRÉSENTS - 31.12.2020
Kenshîro (dresseur)




UN COUPLE, UNE DANSE. - Event du bal de fin d'année (Talma)

"Ça doit être bien ce genre d'événement, pouvoir croiser du monde, faire de nouvelle connaissance."

Kenshîro fronça légèrement les sourcils, cherchant une réponse qui ne serait pas désagréable à entendre.

"J'ai baigné dans ces soirées toute ma vie, ce qui m'a appris à les apprécier, en effet. Mais pour tout vous avouer, je ne suis pas certain que mes raisons soient celles que vous imaginez."

Voyons si la gentille Kitai comprenait les desseins et les intérêts du noble jeu. Si le borgne devait un jour l'épouser, et bien qu'il ne parvienne pas encore à se résoudre totalement à cette éventualité, il aurait besoin de trouver en elle une alliée sûre. Et pour cela, il faudrait que la jeune fille ait les épaules suffisamment robuste pour supporter les fourberies, l'hypocrisie, et pour passer elle-même à l'attaque quand la chose s'avérerait nécessaire.
Très honnêtement, le jeune homme avait bien du mal à imaginer Kitai dans ce rôle. L'évidence qui se présentait à lui était que la demoiselle se laisserait rapidement dépasser, et finirait comme ces pauvres filles mornes et méfiantes qui se tenaient toujours loin de la foule des nobles, apeurées à l'idée d'être la cible de ragots durant toute leur triste vie.

Sa compagne lui prit la main, acceptant son invitation à danser. Ce genre de musique n'était pas de ses favorites, ni vraiment adaptée à sa tenue, mais après tout qu'importe ? Les Kiriyama n'était pas la seule famille à porter ce genre de vêtement traditionnel, il ne choquerait pas plus qu'un autre.
Menant la valse comme on le lui avait appris, Kenshîro laissa le temps à sa cavalière de prendre le rythme. Ses premiers pas furent hésitants, incertains, mais elle finit par calquer son pas sur celui du borgne, et son visage s’illumina alors que la danse prenait enfin des allures on ne peut plus correct. Le dresseur la fixa avec curiosité, tandis que la jeune fille prenait de plus en plus confiance en elle. Cela faisait une éternité qu'il n'avait pas dansé, et chacune de ces danses avaient toujours été forcé. Il n'avait jamais aimé cette proximité qu'on lui imposait avec les demoiselles de son rang, et à bien y repenser aujourd'hui, l'aristocrate n'en était pas totalement surpris. Il n'était alors qu'un enfant - même s'il ne se considérait évidemment pas ainsi - et ne pouvait comprendre ce que représentait réellement la valse ou toute autre parade de ce genre. Bien entendu, il s'agissait là d'un moyen de charmer sa partenaire, une sorte d'instant privilégié où l'on offrait la totalité de son attention à l'autre, qui faisait naître des sentiments et des pulsions passionnées.
... Alors pourquoi restait-il ainsi de marbre ?
À vrai dire, le jeune homme avait secrètement espéré vivre cette fameuse envolée intérieure que décrivaient bon nombre de ces abominables ouvrages à l'eau de rose que la noblesse considérait comme des classiques. Danser avec Kitai avait été son objectif principal de la soirée. Il s'était imaginé découvrir ainsi... peut-être... une passion ou quelque chose, n'importe quoi. N'importe quoi qui permette de le persuader enfin que la demoiselle devait être son épouse. Mais rien... Cette danse était aussi ennuyeuse que toutes celles qu'il avait vécu jusqu'à présent.
Son regard se voila légèrement, alors qu'une déception infime se peignait sur son visage. Où était donc cette passion, cette pulsion charnelle censée naître entre deux corps fonctionnant à l'unisson ? Était-ce la faute de son père ? Son père qu'il n'avait jamais vu aimer une femme ? Était-il lui aussi incapable d'éprouver quoique ce soit ? La sensualité et l'érotisme de tous ces romans qu'il détestait n'était-elle qu'une farce destinée à pousser de jeunes hommes vers le mariage ou était-il lui-même la cause de sa désespérante imperturbabilité ?

Déçu et mécontent, Kenshîro tâcha de se reprendre, fixant Kitai de son œil de faucon en reprenant la conversation là où ils l'avaient abandonnée.

"Vous savez, dans notre milieu, tous ces bals sont moins un amusement qu'un terrain de jeux de dupes. Ils servent à se renseigner, à observer ceux qui pourraient être rivaux ou alliés. Lorsque l'on est dedans, c'est bien vite beaucoup moins amusant. Sauf si l'on apprécie le jeu des nobles."

Il revenait sur son terrain, lentement. Sa première bataille avait été un échec. Il n'avait plus qu'à tenter une autre approche pour laisser sa chance à Kitai de lui dévoiler de quel bois elle était faite.




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Lun 6 Avr - 13:27
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"N'as-tu jamais dansé avec le Diable au clair de lune ?"
31.12.2020

"They Are Here" by Elegy Music


M
arches d'or recouvertes de velours rouge, soies qui se frôlent, manteaux de fourrure qui bruissent, crient encore dans la foule impatiente. L'argent paye tout, même le cadavre que tu portes autour du cou, vieille connasse. Tu te sens fier, chic, beau, mais tu fais partie de la caste la plus pourrie qui existe. Ils se pavanent dans leurs richesses, se tournent autour tel des vautours derrière une hypocrisie vomitive, leurs mots doux sonnant aussi juste qu'un casoar mourant.
Ils sont nombreux, des loups habitués et des agneaux curieux. Les fêtes mondaines attirent mais ne sont pas toujours de joie. L'allégorie d'une partie d'échecs.
Pourtant dans cette atmosphère malsaine, je prenais mes aises, regardant amusé cette foule comme des petits insectes avec lesquels j'allais jouer. Je me demandai laquelle de ces fourmis allais-je écraser du bout des doigts. Cet homme là-bas, fier dans son costume à dix mille balles ou cette sexagénaire bombant le torse pour montrer sa magnifique rivière de diamants . Tentant n'est-il pas que de passer les doigts derrière sa nuque volatile pour lui arracher, quitte à lui briser le cou. Non, cette jeune femme, seul, qui attend, semblant perdu et non à sa place dans sa robe de roturière. Un petit mouton perdu parmi les loups.

Je me dirige vers elle, remontant mon le col du long manteau noir recouvrant le costume qui avait remplacé les vêtements traditionnels de mon alter ego. Il m'avait coûté une certaine somme, mais je savais que c'était nécessaire pour entrer dans ce bal, et je ne voulais décevoir la belle Nozomi de mon absence. Oui, je voulais la rencontrer ; je la connaissais bien sûr, en partie, mais je voulais la voir à travers mes yeux et non ceux de "l'autre". Tu l'aimes bien non ? Dois-je bien me conduire avec elle ? Je me pose encore la question.
Je m'approche de la jeune femme, découvrant mon chapeau, esquissant le plus radieux sourire que j'étais capable de faire.
─ Mademoiselle ?
Elle se retourna, me regardant de ses yeux émeraude d'où je lisais une certaine surprise liée à la douceur de la peur. Mon physique sans doute, ma taille et mes couleurs atypique pouvait impressionner au premier regard.
─ Oui ? Dit-elle d'une voix mal assurée.
─ Je me demandai quel rustre avait pu laisser ainsi seul une aussi belle femme que vous.
Elle était belle, oui, grande, longue, fine sans être maigre, elle avait une certaine grâce et ses cheveux semblant fait de fil d'or tombaient en boucle sur ses épaules. Son regard mal assuré et timide lui donnait un charme presque adorable. Ses joues s'empourprèrent, elle baissa le regard, gênée.
─ Je suis venue seule, dit-elle comme si c'était une honte.
─ Cela tombe bien, moi aussi, lui répondis-je le sourire gravé sur mes lèvres. Me feriez-vous l'honneur de m'accompagner ?
Elle releva le regard, intriguée, étonnée.
─ C... Comment ? Je ne peux...
─ Je vous déplais ? Je suis trop direct sans doute, je m'en vois désolé.
─ N... non ! Juste qu'en voyant ces femmes si bien habillée, je me sens si... ordinaire. Je ne peux pas me présenter ainsi.
Je souriais d'une façon rassurante, levant son visage d'un revers de la main.
─ Ce qui fait la beauté d'une robe, c'est celle qui la porte. Et votre robe est splendide.
Je me demandai un instant si elle pouvait devenir plus rouge, puis je lui tendis mon bras sur lequel elle posa sa main. Tout en se dirigeant vers l'entrée de la salle de bal, je lui demandai :
─ Je me nomme Ézéchiel R'lyeh, et vous ?
─ Éléonore Blackwood, répondit-elle dans un murmure.

Nous arrivâmes devant les grandes portes ouvragées sans encombre, entrant un monde de merveilles, même si pour moi je ne voyais que de la pourriture plaqué d'or. Sale païens, profitez tant que vous le pouviez encore. Près de l'entrée se trouvaient des vigiles, des rangers bien habillés à qui on avait appris quelques mots de politesse et qui vérifiaient l'identité des personnes présentes pour les noter dans un registre. Je m'avançais avec ma compagne de fortune pour donner mon identité, enfin, celle qu'on connaît, demandant avant d'entrer dans la salle :
─ Est-ce qu'une certaine Nozomi Zoldern est arrivée ?
L'homme regarda son registre et répondit d'une voix monocorde :
─ Oui, elle est arrivée il y a une heure en compagnie de monsieur Kiriyama.
Mon cœur ne fit qu'un tour en entendant ce nom, désagréablement familier, comme si c'était impossible. Le fait qu'il soit présent à ce rassemblement mondain n'était pas étonnant, mais pourquoi avec Kitaï ? À moins que ce soit une autre personne, je n'avais pas embrasé toute la famille, ah ah ! Je gardai mon sang-froid, remerciant le ranger, puis passai les portes pour entrer dans un autre monde après avoir confié manteau et chapeau.

Éléonore regardait les lieux avec des yeux émerveillés, et il y avait de quoi, c'était magnifique. Tout suintait le luxe, de la vaisselle d'argent à la nourriture abondante en passant par les toiles de soies décorant la pièce. De quoi rendre n'importe qui fou de convoitise. Mais je ne m’attardais pas sur ces choses-là, non, moi je cherchai autre chose qui me mettait en rogne, cherchant une explication à ce que j'avais entendu. J'attrapai deux coupes de champagne pour en tendre une vers Éléonore qui se faisait moins timide en ma présence, trouvant ses aises. Mais elle ne m'intéressait beaucoup moins depuis quelques minutes. Les gens dansaient sur ce que je devinais être une valse, la jeune femme avait l'air d'avoir envie de danser. Mais je n'en avais guère le désir. Elle semblait déçue, j'en avais que faire. Mes yeux rubis balayèrent la pièce, cherchant du regard la source de ma convoitise, jusqu'à ce qu'ils se posent sur "eux". Mon sang bouillait de rage.
─ Monsieur R'lyeh ! S'exclama Éléonore d'une voix effrayée.
Je baissais mon regard vers ma main serrant des morceaux de verre nappés de sang et de champagne. J'avais tellement serré le poing que la coupe s'était brisée entre mes doigts. J'ouvris la main laissant tomber les débris, puis attrapai un mouchoir propre pour l'enrouler autour de mes plaies en rassurant la jeune femme que tout aller bien. Puis je jetais un coup d’œil vers la source de mon énervement, ils ne m'avaient pas remarqué dansant encore dans une tenue plutôt atypique pour la situation, voir comique. Passant ma main contre mon ventre, sur la cicatrice qui me tiraillait encore malgré les mois passés, je pris la main de ma compagne, lui faisant savoir que j'avais vu des connaissances, avant de me diriger vers eux. Je faisais attention de rester toujours dans son dos alors que la valse se terminait et qu'ils cessèrent de danser.
J'étais si près de lui et il ne me remarquait pas, trop concentré à lui parler, l'oreille distrait pas la musique et le brouhaha ambiant. Si près qu'il me suffisait de tendre la main pour lui briser le cou. Douleur que de refréner cette envie, mais c'était trop dangereux, et ce n'était pas mon but final. Juste une pulsion qui n'était guère attendue. Et puis je voulais savoir ce qu'il faisait avec elle. Mais cela ne m'empêchera pas de m'amuser. Alors d'une voix douce et claire, du timbre qu'il avait déjà entendu, je m'exclamai :
─ Imōto-chan, j'ai cru ne jamais pouvoir te retrouver dans cette foule.



« Si vous parlez à dieu, vous êtes croyant. S’il vous répond c’est que vous êtes schyzo. » - [Dc. House]
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Mer 8 Avr - 14:17
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❝ Enfin là ❞
31.12.2020 ; début soirée

Tu prenais plaisir à cette soirée, ce bal, cette danse. Le stress t'avait noué l'estomac depuis plusieurs jours déjà mais, désormais, tu te sentais bien mieux, plus à l'aise. Tes craintes étaient restés à l'entrée du bâtiment, ainsi que l'enfant effrayé au fond de toi. Tu suivais le rythme de ton partenaire comme si tu avais dansé toute ta vie. Il est ton guide, tu le suis dans le moindre de ses pas, laissant la musique vous transporter. Pendant votre danse, vous échangiez quelques paroles. Ton cavalier est vraiment un homme étrange et, dont tu as bien du mal à comprendre. Après tout, vous vivez tous deux dans un monde différent, lui celui de la bourgeoisie, toi dans un univers régit par une croyance qui a bercé ton enfance et donne un sens à ta vie. Toi qui a principalement vécu enfermé, tu trouvais toutes ces soirées extraordinaires, lui qui est né dedans les trouve banal et ne voit que l'intérêt que peut lui apporter ce genre d'événement. Oui, avec une telle différence, comment pourrais-tu le comprendre ? Tu restes un moment silencieuse, réfléchissant à ce qu'il venait de lui dire. Tu essayes de comparer ta situation à la sienne pour tenter de comprendre ses paroles avant de lui répondre.

- On a chacun nos raisons d'aller dans un endroit ou apprécier quelque chose, puis il est normal pour vous de voir ce genre d'événement sous un autre œil que le mien qui n'ai pas l'habitude pour ces choses là.

C'est la seule explication qui te vint à l'esprit et, après tout, cela n'est pas faux. Un roturier, comme pourrait nommé les gens de la haute société ceux qui font partie des classes inférieur, qui vient dans un tel endroit ne peut être que éblouit, cherchant à s'amuser, profitant de ce genre d'événement dont il ne peut être l'invité en temps normal. Pour un habitué, il ne voit là qu'une soirée qui lui permet de croiser d'autres personnes de son même statut, se créer des alliés, trouver une partenaire qui irait à son pied, ce genre de chose là. Cela va de même pour ceux né au sein de la secte et, ceux la rejoignant de leur propre volonté. En ton Dieu ils voient un espoir à leur vie sans but alors que ceux qui, comme toi, on toujours vécu sous sa bénédiction, tu le vois d'un tout autre œil. Enfin de compte, vous n'êtes pas aussi éloigné que tu le pensais …

La danse continua et, quelque chose semblait déplaire à ton cavalier, as-tu fait quelque chose de travers ? A-t-il perçu une connaissance qu'il ne souhaite pas voir ? Tu n'en sais rien mais, tu n'oses lui poser la question, après tout, si tu as fait quelque chose de mal, tu te doutes bien qu'il t'en aurait déjà avertis. Alors que son regard se pose sur toi sans que tu ne détournes le regard, il t'explique l'utilité de ce genre de bal. Tu l'écoutes, assimilant ses paroles, commençant à comprendre davantage sa vision de ce genre d'événement et, confirmant ce à quoi tu pensais.

- Chaque événement possède un but précis mais, chaque personnes possèdent leur propre but en allant à celui-ci, dans un milieu comme le votre, cela est naturel, j'imagine. L'être humain aime garder ses biens et ses idées et, il fera tout pour les sauvegarder, quitte à devoir participer à un bal pour pouvoir s'assurer que rien n'arrivera à ses biens.

Tu avais sortie ces paroles sans réellement t'en rendre compte ou y avoir réfléchit. Après tout, tu sais l'être humain égoïste et, près à toute fourberie pour pouvoir maintenir son bien être et, les nobles sont les pires dans ce jeu d'égoïsme et fourberie. Tu le sais mais, cela ne te dérange pas plus que cela, probablement car tu ne t'intéresses pas à ce genre de chose, que tu ne possèdes aucun bien que tu souhaites garder, du moins, pour le moment …

Le silence retombe alors que tu gardes ton regard posé sur l'homme qui t'accompagne, jusqu'à ce qu'une voix proche et familière attire ton attention. Tournant la tête, tu vis l’élégant homme aux cheveux blanc et aux yeux rougeoyant, bien vêtu dans son costume, que tu reconnu immédiatement. Un nouveau sourire élargie tes lèvres et, illumine ton visage alors que tu te retiens de ne pas sauter au cou de cet homme que tu considères tel un frère. Tu ne pouvais montrer ce genre de marque d'affection dans un pareil endroit et, encore moins en étant accompagné. Tu te contentes de montrer ta joie par le biais d'un ton enjoué.

- Ez ! Tu es vraiment venu ! Je suis tellement contente de te voir ici ! Comment vas-tu ?

Soudainement, tu te rendis compte que tu avais délaissé ton cavalier pour ton ami de longue date.

- Oh pardon ! Je te présente Kiriyama Kenshîro, je suis venue au bal en sa compagnie. Kenshîro, je vous présente R'lyeh Ézéchiel, un ami qui m'est très cher.
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Ven 10 Avr - 10:56
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Kenshîro (dresseur)




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Ce devait être un cauchemar. Il n'y avait pas d'autre explication possible.
Sa conversation avec Kitai lui avait permis de se rassurer en dénotant que la jeune fille n'était pas une idiote. Néanmoins, sa tendance à rester neutre sur beaucoup de sujets pouvait être un point fort comme un désavantage en société. Lorsque leur danse s'était interrompue, la musique s'évanouissant pour quelques secondes, Kenshîro avait ouvert la bouche pour poser une question à Kitai. Une question qui lui tenait à cœur. Mais il n'en avait finalement pas eu l'occasion...

"Ez ! Tu es vraiment venu ! Je suis tellement contente de te voir ici ! Comment vas-tu ?" s'était écrié la jeune fille en l'abandonnant soudain pour se précipiter vers la personne qui se tenait derrière lui.

Kenshîro s'était figé, incrédule. La voix qui s'était élevée dans son dos lui avait glacé le sang. Il n'eut ni la force, ni le courage de retenir sa cavalière. Le visage de Kitai, s'illuminant en reconnaissant celui qu'elle semblait considérer comme un ami, cette voix, ce nom... tout se bousculait dans son esprit, lui hurlait de prendre ces jambes à son cou, alors qu'une partie de lui continuait de nier. Impossible. Impossible.
L'idée qu'il tenait encore debout relevait du miracle. C'est avec l'aide de ses membres légèrement tremblants qu'il parvint enfin à pivoter lentement sur lui-même, dévisageant le nouveau venu dents serrées, son œil unique reflétant l'incompréhension et la terreur - oui... une véritable terreur - qui l'habitaient.
Non... Ce n'était pas Ezechiel... Il le savait à présent. C'était l'autre. Et il n'était pas prêt, oh non ! Absolument pas prêt à lui refaire face aussi tôt. Pas ce soir, pas en ce lieu !

"Oh pardon !" s'exclama Kitai en se retournant vers le borgne, consciente d'avoir oublié un instant son cavalier. "Je te présente Kiriyama Kenshîro, je suis venue au bal en sa compagnie. Kenshîro, je vous présente R'lyeh Ézéchiel, un ami qui m'est très cher."

Dire que le sol se dérobait sous ses pieds était encore bien loin de la réalité. Avec sa dernière phrase, Kitai venait d'achever le dresseur qui sentit se briser tous ses espoirs et ses projets pour cette soirée et son avenir.
Mais bien sûr... quel idiot il avait été... après tout, la jeune fille et Ezechiel faisaient partie de la même secte, avaient vécu au même endroit quasiment toute leur vie. Il était évident qu'ils devaient se connaître. Mais... "un ami qui m'est très cher" ? Pourquoi fallait-il qu'ils soient amis ? Est-ce que tous les éléments s'étaient ligués contre lui ? Avait-il été maudit pas Giratina en abandonnant sa détestable religion ? Son karma était-il pourri jusqu'à la moelle ?!
Quoiqu'il en soit, il n'y avait rien à faire. Kenshîro restait tétanisé, muet comme un Magicarpe, fixant le couple qui le défiait de sa solide amitié, de son animosité et de son innocence mêlée. Que pouvait-il répondre ? Il voulait simplement fuir ce bal maudit, tout de suite, sans attendre, abandonner Kitai et ne plus jamais la revoir et s'éloigner de cet homme dangereux. Alors il resta là, les fixant avec crainte, lèvres closes, tremblant subrepticement dans l'attente d'un couperet qui finirait bien par tomber.




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Jeu 14 Mai - 1:01
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Enchanté ♥
01.11.2020


C
ette sensation de plaisir quand on surprend quelqu'un n'a rien de comparable. Lorsque Kitai me salua, je restais de marbre, poli, attrapant le bout de ses doigts pour lui faire un baisemain dans les règles de l'art.
─ Tu es en beauté ce soir très chère, lui dis-je en croisant son regard de mes yeux ophidiens.
Nous avions appris très jeune à bien nous tenir, et bien que la pratique s'était perdue au fil des ans, le savoir était resté. Ainsi, je savais parfaitement me tenir dans ces lieux d’aristocraties. Une des rares bonnes choses que nous a laissées notre vie de serviteur. Mais malgré mes airs platoniques, juste ravie de revoir Kitai, ou plutôt d'enfin la rencontrer, je riais de la situation. C'était presque si je pouvais sentir la panique se dégager de chaque pore de mon antagoniste qui n'osait se retourner, et les paroles appuyées de Nozomi sur notre relation presque fraternelle avaient quelque chose de presque ironique, théâtral, comme si tout était monté de toutes pièces.
Le silence n'avait guère le temps de s'installer avec la jeune femme et son tempérament apportant gaité à son environnement. Elle semblait d'ailleurs moins mal à l'aise que lorsque je la voyais de loin. À croire que ma présence l'avait allégée d'un poids.

Au bout d'un moment, il se tourna enfin vers moi, sous la présentation de Kitai, aussi raide et mal à l'aise qu'un bureaucrate avec un balaie dans le cul. Je dus faire un effort surhumain pour ne pas rire, baissant juste légèrement la tête pour le saluer. Inutile de lui tendre la main, je savais qu'il ne la prendra pas. Et puis je préférai la laisser dans sa poche vue la blessure que je m'étais faite, pas besoin d'inquiéter la petite sœur.
─ Enchanté, Monsieur Kiriyama.
Je relevais la tête, posant mon regard sur Kenshirô, croisant son œil unique dans un sourire poli qui se transforma vite en un rictus amusé. Tu es dans la merde Kenshirô, voulait dire silencieusement mon expression.
Puis je me rendis compte que je manquais à mes devoirs. Me tournant vers la jeune femme qui m'accompagnait je m'exclamai.
─ Je vous présente Éléonore Blackwood, on s'est rencontrés...
─ À l'entrée, répondit-elle amusée.
─ Deux célibataires qui ont trouvé bon de se mettre ensemble pour la soirée.
─ C'est moins déprimant. N'est-il pas ? Sinon, enchantée de faire votre connaissance.
Je ris, plutôt à l'aise. Finalement j'aimais bien mon bouche-trou, elle avait un certain répondant, devenant moins coincée qu'au début. Et en plus elle était plutôt jolie, ayant un certain humour sans passer dans le vulgaire. Cette qualité pourrait lui sauver la vie si elle ne me décevait pas. Une fois les présentations faites, je me tournais vers Kenshirô et Nozomi, faisant comme si je ne le connaissais pas.
─ Et sinon, vous vous êtes rencontré comment ?
Il était évident que je n'allais pas m'amuser physiquement avec mon jouet, mais taquiner ses nerfs à fleur de peau pouvait tout aussi addictif. Je savais très bien jouer la comédie et pour l'instant, le rôle de l'inconnu curieux m'allait parfaitement.



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Jeu 14 Mai - 15:54
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❝ Étrange atmosphère ❞
31.12.2020 ; début soirée

Face aux présentations, Ezechiel salua ton cavalier avant de vous présenter sa propre cavalière. Tu observes un moment la femme avant de lui sourire et la salua joyeusement. C'était assez étrange pour toi de voir son aîné en compagnie d'une femme il faut l'avouer mais, ce n'est pas le plus étrange venant de lui. Peut-être son attitude ou sa façon de parler, tu n'en sais trop rien pour le coup mais il faut dire que cela fait quelques mois que tu ne l'as pas vu. Une simple impression sûrement ou le contexte qui fait cela. A tes côtés, Kenshîro est silencieux, très silencieux même, peut-être ne s'attendait-il pas à ce qu'on vienne vous « déranger » à moins que cela ne soit autre chose. Afin qu'aucun silence ne tombe, tu décides de répondre à l'homme devant toi quant à votre rencontre entre Kenshîro et toi même.

Comment vous êtes-vous rencontré ? Cela remonte à quelques années en arrière, peut-être neuf ou dix ans. Le vieux prêtre avait réclamé ta présence et c'est à ce moment-là que tu fis la rencontre du jeune homme ainsi que de son père. On te les présenta puis, le vieux prêtre t'expliqua la situation. Jeune que tu étais tu ne comprenais pas tout et encore moins à quoi cela t'engageait. On te présenta le fils Kiriyama comme étant ton prochain, un homme avec qui tu partagerais ta vie, pour quelle raison ? Une unification entre la secte et la famille Kiriyama après, tu n'as pas compris l'exacte intérêt de cette union mais, étant la fille adoptive de l'un des prêtres plutôt reconnu, tu fus choisis, élu, comme étant celle qui tiendrait parfaitement son rôle. A cette époque, cette décision avait suscité beaucoup de question pour ton jeune esprit mais, également, une envie que toutes petites filles auraient pu avoir si on leur disaient qu'elles finiraient dans les bras d'un bel homme possédant une grande fortune. Oui, tu étais jeune, innocente et un brin naïve mais, surtout, tu ne te voyais pas refuser ce que ton mentor décidait pour toi, après tout, si il l'a décidé c'est que c'est pour ton bien. Voilà à quoi tu pensais autrefois mais, maintenant, ce n'est plus la même chose …

- Tu te souviens quand on était enfant, je t'ai parlé du mariage arrangé, et bien c'est avec Kenshîro, c'est à ce moment-là qu'on s'est rencontré.

Après avoir rencontré le jeune homme et son père, tu étais immédiatement partie à la recherche de Ezechiel pour lui apprendre la nouvelle. Évidemment, tu lui as raconter cette union comme étant digne d'un conte de fée et en ne cessant de submerger le pauvre garçon par des récits que tu t'étais inventé.Tu n'as pas donné le nom de la personne qu'on t'avait choisit, à ce moment-là tu n'y pensais même plus, tu voulais juste raconter cet entretient en oubliant complètement le nom de cette famille qui devrait être tienne. A l'heure actuel tu n'en est plus sûr mais, après tout, même si cela ne se fait guère, rien ne t'empêche d'apprendre à connaître cet homme qui t'intimidait mais qui, maintenant, t'intrigue.

- Enfin aujourd'hui on est là plus amicalement qu'autre chose ! En tout cas, je suis ravis de faire votre connaissance Éléonore et ravit de voir que Ezechiel a réussi à se trouver une cavalière !
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Jeu 18 Juin - 2:02
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PERSONNAGES PRÉSENTS - 31.12.2020
Kenshîro (dresseur)




UN COUPLE, UNE DANSE. - Event du bal de fin d'année (Talma)

Était-il le seul à se sentir gelé ? Pourquoi ses os grinçaient-ils comme s'il avait été plongé dans un puits glacé ? Ses oreilles avaient beau capter les paroles qui volaient autour de lui, le borgne ne parvenait pas à les capturer pour en extraire leur nature. Il ne comprenait pas.
L'attitude digne et amicale du prêtre le poussa à se refermer un peu plus. Toutes ses barrières étaient dressées, ses sens en alerte, ses muscles tendus comme les cordages malmenés d'un navire en pleine tempête.

Kenshîro savait avant même d'avoir posé le pied dans cette immense salle de réception qu'il ne serait pas en terrain conquis, ici. Quelques années auparavant, la question ne se serait pas posée. Mais sa situation actuelle le poussait à prendre garde à ceux qui l'entouraient autrefois. C'est pourquoi il s'était préparé à devoir affronter divers épreuves au cours de ce bal. Mais jamais, ô grand jamais, il n'avait pensé pouvoir trouver un véritable ennemi en ces lieux. Tout au plus quelque rival qu'il se serait fait un devoir d'évincer avec sa verve habituelle s'il y avait été contraint.
Mais non. Le sort en avait décidé autrement. Et c'était un combat à mort qui se profilait à présent.

Ezechiel - celui qui se faisait appeler Ezechiel - présenta la jeune femme qui l'accompagnait, mais Kenshîro ne lui accorda pas l'ombre d'un regard. Son attention était obnubilée par le jeune homme aux cheveux blancs, le rendant incapable de détacher son œil unique de sa personne. Il pouvait deviner sa propre expression, figée et fiévreuse, trahissant les pensées anxiogènes qui l'assaillaient et l’asphyxie qui le guettait tant ses mâchoires serrées l'empêchaient de respirer. Il devait avoir pâli à vue d’œil, et comprit bien vite que la vision de son effroi ravissait l'assassin. Cette idée lui donna la nausée.
C'est cet instant que choisit son ennemi pour jouer la douce curiosité en demandant comment Kitai et le borgne s'étaient connus. Son souffle lui échappa alors qu'il s’apprêtait à répondre la première chose qui lui passait par la tête, mais la jeune fille le devança.

"Tu te souviens quand on était enfant, je t'ai parlé du mariage arrangé, et bien c'est avec Kenshîro, c'est à ce moment-là qu'on s'est rencontré."

Le mariage...
Kenshîro tâcha de se reprendre. Il ne pouvait pas flancher ainsi. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Se laisser aller de la sorte devant ce pyromane détraqué... Intolérable !
Son regard se durcit alors que le noble refrénait les battements de son cœur agité. Kitai enchaîna :

"Enfin aujourd'hui on est là plus amicalement qu'autre chose ! En tout cas, je suis ravie de faire votre connaissance Éléonore et ravie de voir que Ezechiel a réussi à se trouver une cavalière !"

Une fois encore, le borgne ignora royalement la personne qui accompagnait Ezechiel. Il serra les dents en entendant sa propre cavalière annoncer à tout-va ce qui sonnait comme une défaite qu'il devait prendre personnellement. Cherchait-elle par ces paroles à lui faire comprendre que son choix était déjà fait ? Qu'elle ne voulait pas de lui ? Était-ce la présence de son "très cher ami" qui avait précipité ses pensées à ce sujet ?
Quoiqu'il en soit, Kenshîro n'était pas décidé à flancher. Mieux encore, il entrevoyait là une possibilité de renverser la situation en sa faveur. Kitai était l'amie d'enfance d'Ezechiel, n'est-ce pas ? S'il parvenait à la mettre de son côté, cela aurait peut-être le mérite de damer le pion à cet assassin.
Alors que les rouages de son esprit se mettaient en branle, son œil unique ayant repris de sa sûreté et fixant à présent l'adversaire comme on surveille un serpent venimeux, le noble avança d'un pas pour prendre tranquillement la main de Kitai dans la sienne, comme s'il s'agissait d'un geste des plus naturels. Sa main était chaude et fluette. Il ne l'empoigna pas trop fort, ne souhaitant pas la brusquer, mais priant silencieusement pour qu'elle ne la retire pas trop vite si l'envie lui en prenait.
Un léger sourire vint effleurer le coin de ses lèvres alors qu'il fixait toujours Ezechiel. La surprise l'avait réellement pris au dépourvu, il devait bien l'admettre. Mais après mûre réflexion, il n'était pas le plus mal loti. Le prêtre ne pouvait pas l'atteindre ici, au milieu de tout ce beau monde, de ces rangers embusqués dans chaque recoin du bâtiment. C'était lui, et lui seul qui se trouvait en position de supériorité. Et il comptait bien le faire comprendre au religieux.

"Je ne savais pas que Kitai avait déjà parlé de moi à quelqu'un. En effet, nous sommes simplement là pour profiter des festivités. La présence de tous ces rangers est un peu étouffante, mais enfin, j'imagine que l'on devait s'y attendre."

Ce disant, il désigna du menton l'un des hommes qu'il avait repérés un peu plus tôt et qui, dissimulé dans l'ombre d'une colonne, surveillait l'assemblée des convives. Le borgne daigna enfin tourner son regard affûté vers la jeune femme qui accompagnait Ezechiel, la détaillant rapidement. Plutôt jolie, élégante, mais à n'en pas douter une fille du peuple. Il la salua poliment, baissant légèrement le torse.

"Vous amusez-vous bien ?"

Son œil vert ambré avait repris sa lueur de prédation. Il était dans son élément.
Un rôle qu'il connaissait.




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Lun 29 Juin - 0:17
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Ca va ? Tu t'amuses ?
31.12.2020 - Feat. Nozomi et Kenshirô


T
ic, tac, tic, tac, le temps qui passe, des sourires, des faux-semblants, des amitiés factices, des mensonges. Bien paraître face à la société et craché derrière le dos des gens. Cette capacité à jouer la comédie pour avoir le contrôle, mener la danse avec son ennemi comme si c’était mon meilleur ami. Rien paraître, tout est normal, cette situation, cette rencontre fortuite, tout est dans un sens logique.

Vous la sentez la beauté de l’humanité ? Moi oui. Elle a l’odeur âcre de l’effroi. N’est-ce pas Kenshi ?

Oui, je te vois, de mes yeux rubis, trembler de tout en être, perdre la couleur de la vie, suer froidement le long de ton dos, te demander comment je peux être là, ici, face à toi. Sans doute espérais-tu que je sois mort après notre dernière rencontre. Que mon corps ait succombé à mes blessures, loin de tes yeux pour t’éviter tout remords. Mais non, je suis vivant et bien là, face à toi. Et pire encore, tu oses être sur mon territoire. Mais je reste calme, oui calme, pourquoi s’énerver, cela ne mènerait à rien, n’est-il pas ? À part me mettre dans l’embarras. Mais cette question qui me trotte dans la tête, celle qui se répète sans cesse dans notre tête, qui me demande pourquoi tu es avec elle, me ronge. Non, je n’ai pas peur de la réponse, je suis curieux, terriblement curieux, je ne suis pas comme lui, un inquiet, je me fous de tout. Et lorsque Kitai me parla du mariage, je ne réagis pas, enfin par réellement. Le mariage, sans doute en avait-elle parlé à Ézéchiel, mais ce n’était pas mes souvenirs, bien vague dans ma tête, je me souvenais que de quelques bribes qu’avait bien voulu me laisser mon double. Rien de bien concret.
─ Oh oui ! Les fiançailles ! Tu m’en parlais comme un conte de fées, c’était assez amusant d’ailleurs. Mais c’est vrai que tu ne m’avais jamais dit le nom de ton fameux prince.
Je jetais un œil vers toi, mutique ne sachant trop quoi faire. Ça devait se bousculer dans ta petite tête. Mais voilà que ton regard changea, plus assuré, maître de toi-même et de la situation. C’était tellement impressionnant comment on pouvait lire ton état d’âme rien qu’en croisant ton regard, cela m’avait toujours impressionné. Tu étais le genre d’homme incapable de mentir car on le voyait directement au fond de tes pupilles. Alors lorsque je te vis durcir le regard, je compris que tu allais faire un sale coup. Qu’as-tu en tête Kenshirô ? Évite de jouer avec le feu quand tu es en face d’un pyromane.

Tu souris, cela devait bien t’amuser, profite mon chou, profite. Savoure chaque instant que tu penses maîtriser, ils sont rares et précieux. Tu t’avances vers Nozomi et lui prend la main le plus naturellement du monde malgré l’air gêné de ta « petite sœur ». Tu jetais de l’huile sur les braises et tu allais te brûler. Oui, cela m’énerva quelque peu, l’idée que tu puisses te servir d’elle contre moi, ou du moins tu l’espérais. Ma main blessée quelques minutes plus tôt à cause du verre brisé devait être rouge de sang à force de la serrer au fond de ma poche et enfonçant mes ongles dans les plaies comme un moyen de calmer mes pulsions. Car oui, ce con avait raison, il y avait des rangers, trop de ranger. Je veux bien être fou, mais je n’étais pas idiot au point de risquer ma liberté.
─ Oui, elle m’a parlé de vous, a vrai on ne s’est jamais rien caché depuis notre plus tendre enfance.
J’appuie sur les derniers mots, pour lui rappeler que ce n’est pas moi le malvenu, mais lui, qui vient se greffer à la petite famille de façon indésirable. Et je compte bien lui faire comprendre.
Je m’approche de lui, lui agrippant le poignet avec un geste voulant se montrer doux au début mais une fois mes doigts se repliant autour, je serrai fort pour pas qu’il m’échappe.
─ Imôto-chan, je t’empreinte ton fiancé quelques secondes. Ne t’en fais pas, je te le ramène en entier.
Je ne pus m’empêcher de rajouter cette pointe d’ironie avant d’entrainer le borgne assez loin de la jeune fille pour qu’elle ne puisse nous entendre. Je pris soin aussi de me rapprocher du ranger. Pourquoi ? Sans doute pour rassurer Kenshirô, qu’il ait toute sa tête pour m’écouter et non être prisonnier de ses pensées en se demandant comment j’allais le tuer. Même si je lui ai déjà dit que je ne le ferais pas.

Une fois éloigner d’elle, je pus enfin reprendre mon habituelle expression ophidienne, celle que le noble détestait.
─ La situation doit bien t’amuser, n’est-ce pas ? Dis-je avec un petit rire. Tu penses que cela m’énerve qu’une personne à qui nous tenons soit entre tes mains.
Je retirai ma main de la poche pour la regarder, le mouchoir semblait insuffisant, devenu ocre à force d’avoir les tendons étirés. Me yeux se relever vers toi avant que j’esquisse un rictus.
─ Hmmm… un peu. Mais je souhaitais que tu saches et comprennes bien une chose, continuais-je en jetant un regard vers Nozomi. Sur cette planète. Je suis le seul ici capable de te faire passer de fiancé à ex. De plus. Si tu tentes de la retourner contre moi, saches que plus rien ne me retiendra de t’étrangler, mon cœur.
Je te fis un clin d’œil avant d’attraper une coupe de champagne, pour y tremper mes lèvres sans le lâcher du regard.
─ Rejoignons nos cavalières, il serait impoli de les laisser seules plus longtemps.
Sans l’attendre, le laissant patauger dans ses doutes, je rejoins les deux jeunes femmes.
─ Excusez-nous, je voulais demander quelques trucs à mon futur « gendre ».
Oui, j’aime remuer le couteau dans la plaie, c’est assez jouissif et je ne m’en lasse absolument pas. D’ailleurs cela doit se voir sur mon visage car je dois être tout guilleret, mon ennemi n’ayant, pour l’instant, pas réussi à ébranler mon moral.
─ A part ça, tu passes une bonne soirée ? Moi je m’amuse plutôt bien.
Et comment putain, si je ne me retenais pas, je ne cesserais pas de ricaner. Essaye de me faire passer pour le méchant, Kenshirô. Je me demande qui Kitaï choisira entre un fiancé imposé et tellement peu présent qu’il m’a fallu attendre jusqu’à aujourd’hui pour que je connaisse son nom ou le grand frère adoptif qui a toujours été là pour elle depuis huit longues années ?



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Dim 5 Juil - 23:08
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❝ Projet futur ? ❞
31.12.2020 ; début soirée

Si Kenshîro semblait surpris depuis l'arrivée de ton cher frère, il semble désormais reprendre ses esprits et prit enfin la parole à son tour. Avant que sa bouche n'émette le moindre son, tu senties qu'on te saisit la main et, tournant la tête, remarque qu'il s'agissait de ton cavalier. Pourquoi si soudainement ? Tu ne pus te retenir de rougir d'un seul coup en détournant la tête, gênée. Si une part de toi voulait retirer ta main de la sienne, l'autre se dit que cela n'est pas convenable, après tout, n'est-il pas ton promis ? Gênée, tu essayes de te ressaisir, écoutant l'échange entre les deux hommes. Si pour certains cette conversation pouvait sonné de façon normal, pour toi, tu as l'impression que quelque chose cloche et pas seulement dans la façon d'agir de Ezechiel, non, il y avait autre chose mais probablement te fais-tu des idées, peut-être est-ce tout simplement toi qui est légèrement mal à l'aise et t'imagine des choses, va savoir … De toute manière tu n'as pas le temps de te poser davantage de question, Ezechiel souhaitait voir Kenshîro seul à seul, pour quelle raison ? Tu te contentes de hocher la tête tandis que ta main quitte celle de ton cavalier entraîné à une autre extrémité de l'immense pièce. Tu les regardes s'éloigner avant de tourner la tête vers la jeune femme qui servait de cavalière à ton frère puis hausses les épaules en lui souriant.

Tandis que les deux hommes discutent entre eux, tu échanges quelques banalités avec la dénommée Éléonore. Vous extasiant quelque peu sur cette salle changé en salle de bal, sa décoration incroyable, les mets délicieux qui vous sont proposé et bien d'autres détails qui peuvent paraître insignifiant aux yeux des personnes de la haute société alors que pour toi tout ceci est incroyable. De cette banal conversation, tu commences à te sentir de nouveau mieux, la gêne s'étant estompé, l'étrange malaise que tu sentais également envolé.

Les deux hommes revinrent peu à peu vers vous deux tandis que tu en avais profité pour attraper une coupe de champagne sous le passage d'un serveur muni d'un plateau. La cavalière t'avait imité dans ton geste et maintenant, ton regard se dépose sur les deux hommes de retour. Les accueillants d'un grand sourire tu secoues doucement la main pour faire comprendre à Ezechiel que cela ne t'avait nullement dérangé, après tout, cela doit être normal pour un « frère » de vouloir parler avec son futur « gendre », même si ces interpellations raisonnés vraiment de façon étrange en toi et que tu commences de nouveau à sentir quelque chose d'étrange, est-ce réellement ton imagination ? Tu n'en sais rien et écarte cela.

- Oui, c'est la première fois que je viens dans une soirée comme celle-ci, c'est plutôt amusant !

Si pour toi tout ceci semble être une source d'amusement, pour les autres, les habitués, il en est autrement et tu le sais, après tout, n'as-tu pas eu une conversation à ce sujet il y a peu avec Kenshîro ? Bien sûr que si. Tu portes le breuvage que tu as récupéré à tes lèvres et en bu une gorgée, dégustant ce nectar qu'il t'est bien rare de boire voir même jamais. Et si tu venais à te marier avec cet homme qui autrefois possédait une grande fortune, et si sa richesse lui revenait de nouveau, jouirais-tu d'un confort similaire ? Peut-être mais, cela ne t'intéresse pas. Non, tu es quelqu'un de simple, on t'a apprit à te contenter de ce que tu possèdes et tu n'as jamais manqué de rien dans ta vie. A quoi bon s'encombrer d'artifice après tout ?

- Du coup, vous avez prévu des projets ou autre pour le début de l'année qui arrive ?

Demandes-tu soudainement à ceux qui se trouvent près de toi car, après tout, dans quelques heures, les cloches sonneront minuit et une nouvelle année commencera, une nouvelle année où toi aussi tu comptes bien avoir des projets ...

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Ven 17 Juil - 18:19
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PERSONNAGES PRÉSENTS - 31.12.2020
Kenshîro (dresseur)




UN COUPLE, UNE DANSE. - Event du bal de fin d'année (Talma)

Ezechiel ne lui laissa pas vraiment le temps de faire connaissance avec sa cavalière de dernière minute. Le borgne se raidit instantanément en sentant la poigne du géant se refermer sur son poignet. Le geste ne se voulait pas douloureux, mais ferme néanmoins, l'empêchant de s'y soustraire assez discrètement pour passer inaperçu aux yeux des jeunes femmes. Et Kenshîro n'avait pas envie de se ridiculiser devant Kitai en arrachant sa main de celle de son ami d'enfance et étalant ainsi la crainte et le dégoût qu'il lui inspirait.

"Imôto-chan, je t’empreinte ton fiancé quelques secondes. Ne t’en fais pas, je te le ramène en entier."

Le borgne serra les dents, et lâcha enfin la paume de sa compagne pour se laisser entraîner par le prêtre. Tâchant de garder bonne contenance, il serra les lèvres pour retenir le flots d'injures qui lui remontait dans la gorge, et laissa glisser rapidement son œil unique aux alentours. À son grand soulagement, Ezechiel se dirigea à proximité du ranger le plus proche, offrant ainsi à Kenshîro la preuve qu'il ne comptait rien faire d'illégal. À moins... qu'il soit réellement fou et qu'il cherche à lui prouver que même les forces de l'ordre ne l'effrayaient pas.
Le regard qu'il lui adressa alors fit rejaillir les soupçons du dresseur : le serviteur de Giratina était aussi dérangé que lors de leur dernière rencontre. Cependant, ses paroles illuminèrent les pensées du borgne. Et lorsqu'Ezechiel eut fini de proférer ses menaces, attrapant une coupe de champagne en retournant vers les demoiselles dans un mouvement théâtral, un sourire caustique étira les lèvres du bretteur. Le prêtre se sentait menacé. Sa contre-offensive ne laissait aucun doute là-dessus. En s'approchant de Kitai, Kenshîro avait bel et bien mis le doigt sur un point faible du géant. Et il comptait bien savourer ce premier pas vers la victoire.
"Nous verrons bien qui de nous deux elle choisira..." songea le borgne en contemplant un instant sa cavalière. La jeune fille lui parut soudain sous une toute autre lumière. Avec un peu de chance et beaucoup de doigté, elle serait peut-être bien plus qu'un simple coup de pouce pour retrouver sa situation financière. Peut-être lui permettrait-elle aussi d'ouvrir une voie jusqu'à sa vengeance.

Revenant enfin vers le petit groupe, Kenshîro capta la question de Kitai qui semblait destinée à tous. Affichant un sourire détendu, le borgne reprit son verre qu'il avait déposé un peu plus tôt, et revint se placer aux côtés de la jeune fille. Assez proche pour narguer Ezechiel et lui prouver qu'il ne l'avait pas effrayé, mais en laissant quelques centimètres de bonne tenue dont l'absence aurait pu déranger sa compagne.

"Pour ma part, je compte bien parfaire mes connaissances du dressage afin de me tourner peut-être d'ici quelques mois vers l'ouverture d'un établissement spécialisé. Bien que je n'en sois pas encore là, je sens que mes compagnons ont un bon potentiel pour m'aider dans ma tâche. Et vous, m. R'lyeh ?"




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Ven 2 Oct - 12:07
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Cesses de m'agacer...
31.12.2020 - Feat. Nozomi et Kenshirô


L
orsque je reviens vers les demoiselles, je les vis papoter, rigoler, Kitai semblant bien plus détendu qu’à mon arrivée. Je ne peux pas en dire autant, malgré mon air nonchalant. Je suis une boule de nerfs sur patte, réfrénant avec peine toute la folie qui bout en moi. Je broie ma main blessée au fond de ma poche, comme si c’est la seule chose qui arrivait à me maintenir lucide. Il serait regrettable de faire un mauvais pas sur une piste de danse dont certains spectateurs portent l’insigne. Car oui, la joie des pauvres gens se dessinant sur leur visage, les rangers se déplaçant parmi les convives, capables à tout moment de reconnaitre le criminel que je suis, et Kenshîro qui semble soudainement reprendre confiance en lui sans que je comprenne vraiment pourquoi. Difficile de rester calme dans ces conditions.
J’ai soudainement envie de tout brûler. Sans raison, par agacement, par envie, gratuite et cruelle, quelque chose qu’il m’amuserait. Car franchement là, je me fais chier comme un rat mort. Si je pouvais mettre un peu le feu à cette ambiance coincée et mondaine.
Non, il ne faut pas que Nozomi voit mon vrai visage, il faut qu’elle pense que je suis toujours sans gentil grand frère, son naïf et idiot de frangin, si je voulais l’avoir de mon côté. Respire et calme-toi, ce serait bête de tout foirer. Tu es libre pour l’instant, reste-le le plus longtemps possible.

Je porte la coupe de champagne, la buvant entièrement, avant d'en prendre un autre. Je vais finir saoul à force. Qu’importe, au moins je n’aurais pas à réfléchir autant.
Je ne pensais pas, en gardant le contrôle, si longtemps, que je me ferais chier autant. Habituellement, c’était simple. L’idiot avait peur face à un danger à la con, j’arrivais, je faisais mon massacre et puis basta. Je repartais et ne me souciais pas de l’après. Je dois dire qu’en dehors de ces moments amusants, c’est barbant. Non, je ne dis pas qu’Ézéchiel me manque, j’espère qui restera bien terré au fond de notre inconscient pour me laisser la place. Mais parfois, avoir quelqu’un qui vous remplace, ça peut être pratique.

Je fais tourner le liquide dans mon verre, un peu perdu dans mes pensées quand Nozomi attire mon attention avec une question. Des projets ? À part vivre au jour le jour, je n’ai pas pensé à des projets. Puis je repense à la secte, me demandant si je dois continuer à servir ces imbécilités. Quoique j’aime bien leur mentalité. Ils ne m’ont jamais embêté avec mes actions, au contraire. Bien qu’ils n’aiment pas le manque de contrôle qu’ils ont sur moi. Sans doute pour cela qu’ils aimaient bien Ézéchiel malgré son caractère un peu trop… pacifique pour ce monde. Quand j’y pense, il était un peu mon entrave.
Pendant ce temps, Kenshîro répondit à Nozomi et me souleva la question une seconde fois. Il voulait que je dise quoi là ? À ça oui, lui il en a des projets, en plus de ravir ma petite sœur et lui piquer son argent. Sinon pourquoi s’intéresser à elle, elle est trop jeune pour lui et il ne s’est jamais intéressé à autre que lui-même. À moins que ce soit pour me blesser ? Non, il ignorait que je la connaissais. Si un regard pouvait tuer, le borgne serait raide mort.
─ Moi ? Je comptais sans doute retourner sur l’île de Ruyna pour me trouver un 5ème compagnon. Tu sais, c’est là-bas qu’on trouve le plus de spectre.
Et puis j’aime bien remuer le couteau dans la plaie. Ce n’est pas comme si cette île était un lieu plein de bons souvenirs, hein Kenshi-kun . Et puis je mentais pas, je regrettais un peu de ne pas avoir attrapé un fantominus. Les fantômes sont l’unique passion que je partage avec mon double.
─ Après… seuls les dieux me diront quoi faire.
On dirait une expression comme ça, mais pas vraiment venant de moi et Nozomi avait dû très bien comprendre où je voulais en venir.

Je terminais mon second verre, sentant quand même la chaleur me monter aux joues. Je m’apprêtais à rajouter quelque chose lorsque Éléonore m’attrapa par le bras, me faisant braquer au risque de la frapper.
─ Oh Ézéchiel ! J’adore cette musique, faites-moi danser.
Je la regardai, un peu pris de court. Tu étais censé servir d’accessoire ma jolie, je n’avais pas prévu de danser. J’allais retirer mon bras avant de finalement prendre ma main. Non, à vrai dire c’était une bonne idée, comme quitter ces crétins sans passer devant un fuyard devant Kenshîro.
─ Bien, il semblerait que ma cavalière souhaite danser. Je vais donc vous laissez.
Je m’approchai de Kitai pour lui embrasser la joue avant de me redresser.
─ Ce fut un plaisir de vous voir.
Enfin, un demi-plaisir, mais toujours feindre, c’était la règle. J’embarquai alors la demoiselle pour la faire danser, sans trop de mal ayant appris tout jeune en servant de binôme à mon cher ex-jeune maître et lorsque enfin la nouvelle année sonna, je la laissai pour repartir, bien contant de quitter cet endroit.



« Si vous parlez à dieu, vous êtes croyant. S’il vous répond c’est que vous êtes schyzo. » - [Dc. House]
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Dim 18 Oct - 3:05
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❝ A nos projets ❞
31.12.2020 ; début soirée

Kenshîro fut le premier à répondre à ta question et, tournant la tête vers lui, tu l'écoutes, un sourire au bord des lèvres. Ainsi, il souhaite ouvrir un établissement de dressage de Pokemon ? Une idée des plus passionnantes à tes yeux et, tu as hâte de voir à quoi cela peut correspondre. Le dressage de Pokemon n'est pas ton fort, tu préfères t'en occuper plutôt que de combattre mais tu as dû apprendre à combattre auprès de Tomo lorsque tu étais encore apprentie dans la Secte. Tu te souviens encore du jour où tu as passé l'épreuve, quoique certains détails t'échappent encore, probablement parce que tu es rentré dans une transe lors de ce match à mort et que ton cerveau a préféré oublié certains détails de ce massacre car, oui, ceci a été un massacre … Laissant ces souvenirs loin de ton esprit, tu continue de fixer le jeune borgne à tes côtés.

- Oh vraiment ? C'est un magnifique projet ! J'ai hâte de voir cela !

Tu tournas ensuite la tête vers Ézéchiel, attendant qu'il répond à son tour. Les projets de ton frère son moins ambitieux que ceux de celui qui se trouve être ton fiancé mais, tu comprends son envie de se rendre là-bas pour pouvoir capturer de nouveau spectre, toi même tu y retournerais bien pour cela à vrai dire et peut-être le feras-tu lorsque tu auras un peu de temps ! Après tout, tu affectionnes énormément ces Pokemon, peut-être est-ce le cas de tout membre de la Secte Distorsion ? Après tout ils sont un peu comme un symbole de votre Dieu, des portes paroles. Revenant d'entre les morts, ils sauront mieux que quiconque entendre les voix de votre Seigneur.

Sur les dernières paroles de l'albinos, tu hoches doucement la tête. Il est vrai que vous ne savez jamais à quel moment les dieux auront besoin de vous alors, il vous faut être toujours à leur écoute, prêt à leur obéir, qu'importe ce qu'ils demandent.

La conversation fut interrompu par la cavalière de Ézéchiel, sur le coup, tu faillis lui lancer un regard noir, oser interrompre la discussion que tu avais enfin avec ton frère et ton cavalier sans même faire preuve de la moindre politesse mais, tu n'en montras rien, te contentant de sourire tout bonnement, comme d'habitude. Tu souris davantage quand Ézéchiel s'approcha de toi pour t'embrasser la joue et, lorsqu'il se recule, lui fis un petit signe de main.

- Ce fut un plaisir aussi, profitez bien de la soirée.

Tu les regardes s'éloigner, ton sourire quittant peu à peu tes lèvres avant de secouer la tête. Tournant la tête, tes yeux rencontrèrent ton compagnon et tu lui souris.

- Eh bien nous voici de nouveau seuls. En tout cas j'espère de tout cœur que vous arriverez rapidement à monter votre projet. Moi même j'ai pour ambition d'être éleveuse. Enfin pas tout de suite ! Mais j'ai rencontré une vieille femme adorable le soir de Noël et nous avons beaucoup discuté ! Elle m'a proposé de me former pour ce métier, ce serait super de pouvoir travailler au milieu de Pokemon ! Mais bon, je sais que j'ai beaucoup à apprendre encore.

Un serveur passe au même moment près de vous, vous proposant un verre de champagne avant de s'éclipser. Le verre en main, tu le lèves doucement en direction de ton partenaire.

- A nos projets futurs !

Trinquant, tu bus une gorgée de ce délicieux breuvage aux bulles pétillantes. Désormais bien plus décontracté qu'au début, tu pus profiter pleinement de cette soirée jusqu'à ce que les cloches sonnent la nouvelle année ...

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Mar 27 Oct - 19:03
Alcea

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PERSONNAGES PRÉSENTS - 31.12.2020
Kenshîro (dresseur)




UN COUPLE, UNE DANSE. - Event du bal de fin d'année (Talma)

Kenshîro grimaça légèrement à l'évocation de l'île de Runya. Les souvenirs de la nuit d'Halloween lui revinrent en mémoire, lui arrachant un frisson qui fit dresser ses cheveux sur sa nuque. Il n'avait aucune envie de repenser à tout cela, pas maintenant qu'il avait enfin acquis un minimum de contrôle sur sa situation et son rapport à Ezechiel - ou celui qu'il était devenu.
Il souhaitait l'impressionner ? Lui faire peur en évoquant ces spectres dont le borgne avait horreur ? Et bien il pouvait toujours courir ! Le fils Kiriyama savait qu'un avenir brillant l'attendait toujours, manoir familial ou non ! Ce n'était pas le cas du prêtre qui finirait dévoré par sa religion stupide !

Parvenant enfin à changer son rictus en un sourire maîtrisé, Kenshîro observa froidement le garçon aux cheveux blancs qui venait embrasser la joue de sa fiancée pour la saluer. La dénommée Eléonore leur faisait le plaisir de les débarrasser de ce déchet humain, et le borgne lui en était reconnaissant.

"À bientôt, m. R'lyeh."

Enfin, il pouvait respirer sans gêne.
Kitai se tourna alors vers lui, souriant gentiment comme elle savait si bien le faire. Le jeune homme retrouva tout son calme à la vue de ce visage angélique. Il ne garderait peut-être pas un souvenir si affligeant de cette soirée, après tout.
Le borgne hocha la tête en écoutant sa compagne. Il fut surpris de constater que la demoiselle était plus sérieuse qu'il ne l'avait cru. Peut-être même parviendrait-elle à atteindre son but avant lui. Cette pensée, loin de l'agacer, le laissa pensif. Nozomi était plus entreprenante qu'elle n'y paraissait. Était-ce une bonne chose ? ... Peut-être. En tout cas, ce n'était pas pour lui déplaire s'il devait la côtoyer. Kenshîro n'appréciait guère les gens faibles après tout.

"Je vous souhaite de tout cœur une prompt réussite. Je ne doute pas que vous en aurez les capacités, Kitai." ajouta-t-il en attrapant à son tour le verre de champagne qu'on lui proposait.

Il porta un toast en réponse à la jeune fille, et but sa coupe. Le borgne lança un dernier regard alentours, mais son œil de rapace ne capta ni la silhouette d'Ezechiel, ni celle d'aucun gêneur qu'il n'aurait voulu croiser ce soir. Avec un soupir satisfait, le fils Kiriyama put enfin concentrer son attention et ses pensées sur la jeune fille qui l'accompagnait, et ce jusqu'à ce que les cloches grandiloquentes sonnent à la volée les premières secondes de la nouvelle année.




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[Event] Un couple, une danse ?

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