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 Nosferapti, une symphonie de l’horreur

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Invité
Ven 1 Mai - 23:58



worlov
Avalé par la roche

Précédents évènements (Tarme)


Après un temps qui m’a semblé interminable, la doduomobile a finalement émergé du bois d’Aldéa, dans lequel je croyais bien m’être finalement perdu malgré la confiance d’Emile dans ma capacité à trouver mon chemin. Il n’en a rien été, seulement la vitesse au mieux décevante de l’antique véhicule m’a donné une impression faussée des distances parcourues. Sur la route douze, la petite bruine a légèrement forci, et je remarque sur le toit de tôle quelques endroits où des gouttes nonchalantes commencent à perler dans l’habitacle, heureusement plutôt sur l’autre siège pour le moment. Si je veux éviter d’avoir à nager au retour, il faudra que je trouve un endroit où abriter la voiture. Le ciel est gris, mais la vue est à couper le souffle quand même. Toute la vallée jusqu’à Talma est baignée dans un mince rideau gris translucide, quelquefois transpercé par un rayon de soleil éclairant un morceau de campagne. Les couleurs sont douces, et le paysage dégage une impression de calme et de tranquillité, que je suis loin de pouvoir savourer dans le brouhaha de métal croassant de la doduomobile. Je continue un moment sur les sinuosités de la route, sans jamais croiser quiconque sur mon chemin, et reconnais enfin le tournant menant à l’antre de la Morna. Bien que je n’aille pas vite, je suis obligé de ralentir presque à l’arrêt pour que l’odieuse machine daigne virer, comme si j’étais au volant d’un semi-remorque transportant un avion de ligne.
Sur le sentier qui mène à l’antre, j’entends le talus au milieu de la route racler contre la caisse assez basse de la voiture, un bruit qui n’est pas pour me rassurer. Je pourrais me concentrer sur l’air printanier pur et rafraichissant qui me vient des trous de la carrosserie plus que des fenêtres fermées, sur la beauté de la nature sublimée par la pluie, mais en fait je suis surtout attentif à ce que mon moyen de transport de m’abandonne pas sans préavis. Enfin, j’aperçois l’imposant rocher marquant l’ouverture du puits, la contourne pour m’avancer un peu plus sous le couvert de grands arbres, et coupe le moteur. Je reste quelques secondes à savourer le silence qui m’entoure. Les Pokémons oiseaux dans les arbres se sont enfuis en entendant le bruit du moteur, et je ne peux pas leur donner tort. Je récupère mon sac de spéléologie sur le siège passager, humide à cause de l’eau ayant filtré du plafond, et m’équipe. Il faudra que je sois d’autant plus prudent en descendant, cette fois-ci. Il est probable que la pluie ait rendu les parois encore plus glissantes. Mais je suis un peu mieux préparé, et j’ai l’avantage de l’expérience. Je retrouve l’arbre où j’ai attaché ma corde la première fois, et m’y amarre à nouveau, en vérifiant deux fois qu’elle ne risque pas de glisser inopinément. Ça a l’air d’aller. J’enfile le coupe-vent acheté à la boutique de randonnée, et fixe par-dessus les protections de genou et de coude. Je m’équipe de ma lampe frontale, m’assure d’avoir l’autre à portée de main, et fais passer la corde dans la poulie du sac.
Je fais de nouveau face à l’ouverture sombre, cette gueule intimidante qui m’a avalé et n’a pas voulu me recracher. Je ne sais pas ce qui m’attend en bas. Après tout, ID :err reste ID :err, et face aux puissants nosféraptis de la grotte, il n’a probablement pas tellement plus de chances qu’avant, même si je suppose que les quelques optimisations et le système d’auto-apprentissage ont un minimum équilibré le défi. Il faudra que je sois beaucoup plus prudent dans mon approche. J’inspire longuement, les dernières bouffées d’air pur et clair de la campagne avant de plonger dans les profondeurs viciées. Puis je me laisse descendre dans l’antre.

La paroi est effectivement très glissante, et je dérape plus qu’autre chose alors que je m’enfonce. Les prises sont toutes assez mauvaises. Pour couper court au calvaire, je m’arrête un instant pour repérer avec ma lampe le piton où je m’étais accroché la fois dernière. Le marqueur photoluminescent est toujours là. Je saute en rappel jusque-là, atterrissant un peu sèchement selon mes genoux, qui craquent d’indignation. Mais je ne suis de toute manière pas là pour leur confort. L’air ici est aussi désagréable que dans mes souvenirs, et l’humidité plus intense encore ne fait rien pour arranger les choses. Je me sens déjà moite des bottes aux cheveux. Je me penche, allume ma lampe frontale pour plus de luminosité, et sonde le bas de la grotte. Quelques rebords que je n’avais pas vus la première fois me paraissent de bons candidats pour éviter de me précipiter violemment au sol. Je me laisse prudemment glisser jusqu’au premier d’entre eux, remontant un peu pour mieux atteindre une paroi plus saillante et pouvoir ainsi descendre plus aisément. Sur ce mur-là, l’humidité est moins un problème que l’angle particulièrement raide, qui soumet mes bras à un effort auquel je ne suis plus vraiment habitué. Il faut que je trouve un nouvel endroit pour faire une pause, ou le retour risque d’être particulièrement difficile par ce même chemin.
Je repense à mon escalade à demi-consciente de la fois dernière. J’ai vraiment eu une chance inouïe de ne pas tomber et mourir dans ce trou hideux sans percer le mystère de Worlov. Mon insouciance est vraiment ce qui m’agace le plus. Je sens plus que je ne vois un renfoncement dans la paroi, dans lequel je parviens à rouler et m’allonger. On dirait une de ces tombes nordiques, creusées à même la pierre. La position est inconfortable à souhait, mais au moins je ne suis pas en effort. Je reste là quelques minutes pour retrouver mon souffle, avant de reprendre mon expédition. Enfin, j’arrive au premier coude. Je m’accroupis derrière un large rocher sur le sol et éteins ma lampe frontale, afin d’éviter d’attirer trop l’attention de quelque Pokémon de la grotte indésirable. Après tout, les nosféraptis n’en sont pas les seuls occupants. Avec le faisceau de l’autre lampe, je balaye lentement les murs et le plafond, sans geste brusque, afin de vérifier s’il ne serait pas, comme la fois précédente, couvert de chovsouris. Mais ça n’a pas l’air d’être le cas. Tant mieux, j’ai tout intérêt à choisir mon engagement, cette fois. Pas question de sortir ID :err prématurément.
Une bonne chose que la pluie, qui en alimentant le mince ruisseau qui coule sur le sol de la grotte a un peu lavé les immondices qui le jonchaient. C’est encore loin d’être parfait, mais c’est déjà moins désagréable. Je continue d’avancer sur la pente douce de ce premier bras, arrivant à la déclivité suivante. Elle est plus étroite que la première, s’étrécit beaucoup et semble plus profonde. Je prends un petit caillou et réitère mon expérience. Un, deux, trois, quatre…, cinq ? Le son qui me parvient est à peine audible, un plouf presque évanoui. Entre cent et cent cinquante mètres. Je n’aurai pas assez de corde pour aller jusqu’en bas… Je peux donc soit choisir d’attendre ici l’arrivée d'un nosférapti providentiel ou descendre aussi loin que je peux, quitte à me passer de corde en cours de route. Déjà, il faut que je maximise la longueur dont je dispose. Je rebrousse chemin, et coupe le lien me reliant à l’ouverture du puits à hauteur de taille avec le scalpel que j’ai placé dans le repli de ma manche. Il doit me rester en gros quatre-vingt mètres. Maintenant, comment arrimer la corde pour ne pas perdre trop de longueur tout en étant sûr qu’elle ne me lâchera pas ? Je regarde autour du second trou, et repère un caillou un peu saillant, sans doute un embryon de stalagmite, avec son pendant en miroir au plafond. Je ne suis pas certain que ce soit un modèle de solidité, mais l’occasion parait trop bonne. J’attache ma corde à la concrétion, tirant violemment dessus pour m’assurer que je ne prends pas un risque trop grand. Mais ça a l’air d’aller.
Je m’engage dans le second trou, en me laissant lentement glisser contre la paroi, minimisant autant que possible l’effort sur la poulie. L’ouverture est en entonnoir, à priori il devrait devenir de plus en plus facile de descendre, au fur et à mesure je pourrai m’appuyer contre le mur d’en face. Je sens des gouttes ruisseler sur mon front, et je suis bien incapable de dire s’il s’agit de sueur ou de la simple condensation de l’eau saturant l’air de l’endroit. Plus je m’enfonce, plus la température monte. Il doit bien faire une dizaine de degrés de plus ici qu’en surface. J’arrive à l’endroit où la descente devient finalement un boyau, à peine deux fois plus large que moi. A ce point, je colle un second marqueur réfléchissant sur un rebord saillant, de telle sorte que je puisse le voir en remontant.
Dans cette grotte, aucun son autre que le calme ruissellement de l’eau et les gouttes qui s’écrasent sur le sol. Quelquefois, un courant d’air bruisse imperceptiblement dans les couloirs de la grotte, s’en jouant comme d’un instrument à vent difforme et désaccordé. Autour de moi, la roche. Plus je descends, plus elle semble claire, plus calcaire, sans doute. Soudain, mon pied droit perd le contact avec le mur, et je dérape. Je me rattrape en vitesse, échaudé par mes expériences précédentes. Je balaye de ma lampe l’endroit coupable, et aperçois dans la paroi une ouverture arrondie, d’environ un mètre et demi de diamètre. Elle semble se prolonger en tunnel. Après tout, je suis plus ou moins à la moitié de cette descente, et je n’aurai bientôt plus assez de corde. Autant en profiter. Je me balance pour basculer dans l’ouverture, fais quelques mètres de plus et coupe la corde. Il ne m’en reste vraiment plus beaucoup. Je suis obligé de me déplacer accroupi, mais qu’importe. Ma curiosité est saisie par cette galerie. Elle forme un cercle assez net, et les parois en sont remarquablement lisses. Je rallume ma lampe frontale pour pouvoir éclairer en même temps devant moi et le sol sous mes pieds. Je ne peux pas me permettre de ne pas voir un éventuel trou, maintenant que je suis sans corde. A mesure que je m’enfonce, la galerie s’élargit peu à peu, et je peux finalement me redresser un peu. Elle commence à tourner. Je remarque soudain une clarté subtile au détour d’un virage. Je m’approche lentement et prudemment, incertain de ce qui peut m’attendre au bout du chemin.

Ce qui s’offre à mes yeux est grandiose. Une gigantesque cavité sculptée dans la roche, au centre de laquelle un petit étang miroite sur les murs de roche pâle. Une lueur émane du fond de l’eau limpide comme du cristal, et en me penchant, je remarque au fond des pierres étincelantes aux reflets bleutés, responsables de l’étonnante lumière des lieux. Mais ce n’est pas la seule chose stupéfiante de cette grotte. Du plafond, d’étonnantes structures calcaires travaillées par des siècles d’érosion forment des drapés sublimes, entre piliers stalagmitiques semblables à des colonnes d’un autre monde et fistuleuses de la taille d’un homme. Un voile surnaturel de pierre blanche serpente sur l’une des façades, se terminant comme une cascade figée au-dessus de l’étang. Le sol n’est pas en reste, façonné comme de la dentelle, de partout saillent des dents minérales aiguisées, parfois à hauteur de poitrine. Tout est d’une délicatesse et d’une beauté indicible. Je retiens mon souffle devant cette vision incroyable de millénaires d’une géologie à l’esthétique inconnue des hommes. Comment pourrait-il en être autrement ? Si quiconque l’avait su, cette cavité serait sans doute la première destination touristique d’Alcéa.
Pour moi, c’est aussi la démonstration, s’il fallait encore la faire, de la profonde merveille de la chimie. Comment, par la lente action des acides que j’aime tant, la Terre même se plie et se déforme, sans autre effet que de s’affiner et de s’embellir au-delà de toute mesure. Un acte purement désintéressé, une démonstration de science. Je reste un certain temps comme ensorcelé.
Me tirant enfin de la stupeur hypnotique dans laquelle les lieux m’ont plongé, je me décide de continuer mon exploration. De toute évidence, il n’y a pas de nosférapti ici non plus. Je ne suis pas certain qu’en m’enfonçant plus longtemps encore je vais vraiment augmenter mes chances d’en croiser. Mais je ne vois pas où ils auraient pu disparaître sinon. La grotte en avait l’air infesté la fois dernière. J’avance dans un nouveau couloir rocheux, lui aussi ciselé par l’action de l’eau. Il est recouvert de structures extrêmement fines, comme des fractales en aiguilles se ramifiant à l’infini. Le sol, quand à lui, est crevassé et parcouru de minces sillons dans lesquels l’eau poursuit son lent office. Je poursuis mon chemin, m’éloignant de la nitescence lacustre de la cavité. Bientôt, je remarque un très léger son, comme si l’on frottait sur les parois d’un mur. Je m’arrête, pas certain d’avoir bien entendu. Pendant quelques secondes, seul le silence m’enveloppe. Mais, bientôt, le frémissement reprend, plus loin en avant. Seraient-ce enfin les nosféraptis ? Je m’accroupis et longe le mur d’aussi près que les aiguilles calcaires qui les recouvrent m’y autorisent. Un peu plus loin, je remarque au sol d’innombrables fragments desdites aiguilles. Les parois ont été raclées, probablement par un Pokémon de type roche. Je remarque des empreintes sur le sol, celles d’un Pokémon assez lourd pour briser les sillons ; curieusement, elles s’arrêtent immédiatement. Par acquis de conscience, je saisis mon Handy505 et le pointe sur les traces, à la lumière de ma lampe. Aucune réaction de l’appareil. Je peste en me rappelant que ce modèle obsolète n’est pas doté des fonctions d’analyses d’empreintes de la seconde génération. Mon arrogance se retourne à nouveau contre moi. Si je ne m’étais pas senti vexé de devoir montrer patte blanche pour devenir chercheur en Alcéa, j’aurais sans doute fait l’effort de trouver un modèle de pokédex plus fonctionnel. Une chose me dérange toutefois. Normalement, ces traces auraient dû être visibles plus tôt. Pourquoi cesseraient-elles ici ? Pris de doute, je lève les yeux au plafond. Comme je m’y attendais, il y a une ouverture, une nouvelle galerie commence au-dessus. C’est la lourde chute du Pokémon qui a endommagé le sol, et probablement le mur quand il a tourné sur lui-même. Quoi que ce soit, c’est sans doute plus loin. Je ne me sens pas de prendre le risque d’escalader pour explorer ce nouveau tunnel, ce serait prendre le risque de me perdre. Je colle mon dernier marqueur réfléchissant sur l’endroit endommagé de la paroi.
Le bruit reprend, plus fort que la fois précédente. J’ai du mal à dire si c’est le même son de battement d’ailes que la fois dernière. Je me remets en marche dans le couloir sombre. J’avise un roc saillant dans le chemin un peu plus loin, derrière lequel je vais m’abriter. Ce qui se rapproche n’est vraisemblablement plus très loin. Cette fois-ci, je suis prêt. Je prends la ball d’ID :err dans une main, mon scalpel dans l’autre, et éteins ma lampe frontale. Quand le son retentit à nouveau, il envahit tout le couloir, juste à côté de moi, derrière le gros rocher. C’est là. Je fais craquer mes phalanges, et, vaguement inquiet, jette un œil par-dessus, atténuant autant que possible la lumière de ma lampe.

Modération
  • Apparition d'un pokémon sauvage


  • Dernière édition par Garand Worlov le Jeu 28 Mai - 23:12, édité 4 fois
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    Sam 2 Mai - 0:13
    PNJ Destiné

    Messages : 18443

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    Le membre 'Garand Worlov' a effectué l'action suivante : Destin

    'Pokemon' :

    Résultat : 27
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    Sam 2 Mai - 16:53
    PNJ MJ

    Messages : 2505

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      Apparition
    Un Racaillou sort du sol juste derrière vous, visiblement ce n'était pas un simple rocher au sol mais bien un pokémon sur qui vous venez de marcher. Qu'allez-vous faire ? Attaquer ou fuir ?

    Racaillou ♂
    lvl 20 - Roche|Sol

    PV. 45 (+25)
    ATQ. 65 (+25)
    DEF. 75 (+25)
    ATQ SPEC. 40 (+25)
    DEF SPEC. 40 (+25)
    VTS. 35 (+25)


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    Invité
    Sam 2 Mai - 20:21



    worlov
    Face à la pierre

    Soudain, je sens quelque chose bouger sous ma main appuyée sur la pierre. J’ai un sursaut de recul, braque ma lampe sur le rocher, et constate à mon grand étonnement qu’il s’agit d’un racaillou, visiblement en train de commencer à creuser une galerie. Il a l’air aussi surpris que moi, se met à rouler sur le sol en agitant les bras, meuglant furieusement. J’éteins immédiatement la torche et reste immobile. Ce n’est pas la première fois que je suis confronté à ces Pokémons, et je sais assez bien réagir d’ordinaire… pour peu qu’il ne soit pas une version retorse comme les nosféraptis de la région. Dans les régions plus fréquentées, les racaillous ont l’habitude de se faire marcher dessus et sont en général vigilants à ce que ça n’arrive pas, mais évidemment, ici, ce n’est pas le cas. Le Pokémon continue de s’agiter, moulinant de grands gestes dans ma direction, visiblement très agacé par mon intrusion. Je me recule lentement, me plaquant autant que possible contre un mur. Parmi toute l’humidité qui m’entoure, je sens une goutte de sueur perler sur mon front. Même s’il est moins lourd qu’ID :err, racaillou reste un Pokémon très robuste, et ses mains de terrassier sont assez fortes pour creuser à même la pierre. J’ai tout intérêt à garder mes distances. Je sors mon Handy505 de ma poche et le braque dans la direction du Pokémon pour un scan. La créature est puissante, bien plus que ce à quoi le mont Sélénite m’a habitué. L’écosystème de la grotte doit être particulièrement hostile pour que les Pokémons locaux développent naturellement une telle condition. Si c’est le cas, il y a aussi de fortes chances que ce racaillou ne soit pas si bas que ça dans la chaine alimentaire. Une proie se serait enfuie, mais celui-là occupe le terrain. Après, je ne suis pas venu pour ce Pokémon, et il faut que je trouve un moyen de l’éviter. Je ne peux pas exposer ID :err sans raison. Les racaillous ne sont de toute manière pas le sujet d’étude le plus fascinant.
    Je continue de reculer lentement, signe universel que je ne souhaite pas empiéter sur son territoire, cherchant à me faire aussi petit et peu menaçant que possible. Si je le braque, il pourrait décider de passer à l’attaque. Le message a l’air de passer, quelques mètres encore et la tempête de poings et de cris semble se calmer un peu. Ce qui sera décisif sera ma prise de distances finale. De par mon gabarit, je représente une menace pour le Pokémon, et il reste une possibilité qu’il décide de m’attaque par précaution en faisant le premier mouvement. Je m’arrête une fois de plus quelques mètres plus loin, parcourant en vitesse les lignes de mon pokédex qui s’affiche. D’après celui-ci, les racaillous s’arrondissent avec l’âge, leur carapace pierreuse s’ébréchant et se polissant. J’ai sans doute dû l’apprendre à l’école de Jadielle, mais ce n’est pas franchement resté dans ma mémoire. En tout cas, de ce que j’ai vu et senti, malgré sa puissance, ce spécimen est plutôt jeune, avec une carapace très rugueuse et saillante. Il est sans doute encore peu expérimenté et impulsif. Loin d’être idéal dans cette situation.
    Il ne reste plus que quelques mètres derrière moi avant le tournant du couloir. Après, je quitterai le champ de vision du Pokémon pour de bon et le danger en sera grandement réduit. Tout va se jouer dans ces quelques secondes de rupture de contact. Toutefois, en m’éloignant, j’entre dans la portée mentale du jet de pierre de racaillou. La réputation de lanceurs redoutablement précis de ces créatures n’est plus à faire. Par chance, je ne me souviens pas avoir distingué de caillasse appropriée à côté du Pokémon. Toutefois, maintenant que mes lampes sont éteintes, rien n’est moins sûr. Je ne peux pas même distinguer la silhouette de mon adversaire dans l’obscurité totale qui m’entoure, mais je sais qu’il n’en est pas du tout de même pour le Pokémon, qui s’il ne m’avait pas senti arriver, n’est pas moins pleinement conscient de ma position désormais.
    Pour avoir lutté au corps à corps et à mort avec un monstre qui voulait m’éviscérer, j’ai appris à ne pas sous-estimer la combativité des Pokémons vis-à-vis des humains. Certes, le Sablaireau bien entraîné dont j’ai tué le bien-aimé propriétaire sous ses yeux et ce pauvre racaillou que j’ai accidentellement dérangé dans je ne sais quel travail de fouissement sont deux choses différentes, mais la prudence reste clairement de mise, d’autant plus que je suis loin d’être au faîte de ma forme physique. Pourvu que ça n’en arrive pas là cette fois…

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  • Tentative de fuite: je m'éloigne lentement à reculons du racaillou en colère, en me baissant pour paraître moins imposant, dans le but de quitter son champ de vision et son espace vital sans le provoquer.
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    Dim 3 Mai - 20:53
    PNJ MJ

    Messages : 2505

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      Fuite
    Votre comportement vous permet de vous éloigner sans problème, malheureusement vous venez de vous enfoncer encore plus profondément dans la grotte ...

    Fuite réussie.


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    Invité
    Mer 6 Mai - 2:51



    worlov
    Les entrailles de la Morna

    J’emprunte le tournant, les yeux toujours rivés dans l’obscurité d’où racaillou ou une pierre pourraient violemment surgir. Mais ma patience et ma prudence semblent avoir porté leurs fruits, le grognement du Pokémon se calme peu à peu, et, au bout de quelques instants, il me semble l’entendre reprendre son grattement sur le sol. Je m’éloigne encore un peu dans les ténèbres avant de rallumer ma lampe.
    Je regarde autour de moi. Je ne sais vraiment comment je m’y suis pris, mais je ne suis pas revenu sur mes pas. Quand donc suis-je passé de l’autre côté? C’est ennuyeux. Le Pokémon roche est désormais entre moi et la sortie. Après, je n’ai pas l’intention de quitter cette grotte sans avoir mis la main sur un nosférapti. Le couloir par ici semble à nouveau se rétrécir, et, bientôt, je suis à nouveau forcé d’avancer courbé. Je sens mon dos un peu coincé se rappeler à moi. Ce n’est pas confortable, marcher en baissant la tête, la main appuyée sur la paroi, toujours obligé de regarder le sol pour éviter de tomber dans une crevasse imprévue. Je n’ai finalement pas si souvent eu l’occasion de fouiller des grottes, enfin aucune qui me demande de telles contorsions et un tel effort. Le mont Sélénite que j’ai traversé à plusieurs reprises à Kanto est une des montagnes les plus domptées et parcourue de la région, seul obstacle entre deux villes importantes. Il y fait incomparablement moins sombre qu’ici.
    Cette noirceur qui m’enveloppe me rappelle plutôt la grotte sombre qui sépare Lavanville du nord de la région. Je n’y suis jamais allé petit quand je vivais à la périphérie de la ville, et ce n’est que bien plus tard que je m’y suis rendu, pour rencontrer un des voyous qui venait me fournir des documents de recherche importants qu’il avait volés à un labo extorqué par son gang. La grotte était assez mal fréquentée, quand elle n’était pas vide. Les rangers d’Azuria ne venait jamais aussi loin, et l’on ne peut pas dire que les quelques gardes municipaux de Lavanville, probablement considérablement corrompus d’ailleurs, étaient disposés à venir tenter quoi que ce soit. Aussi c’était un bon endroit pour un certain nombre de trafics illégaux. A l’époque, ça m’avait aidé à me sentir en confiance. Ma relative paranoïa à l’idée de me faire découvrir par les rangers pour mes diverses exactions était sur le retour. Un trou sombre, isolé, mal aimé au point de ne pas même avoir de vrai nom constituait donc une planque appréciable. Le voleur était louche, j'étais sans doute plus louche encore, on avait donc tous les deux conclu le marché assez vite pour éviter de rester trop longtemps en compagnie de l'autre. Aujourd’hui, je ne peux pas dire que l’obscurité de l’antre de la Morna me met en confiance. Je sens autour de moi un danger sourd, comme une menace latente. Cette grotte elle-même est prédatrice.
    Devant moi, le chemin se rétrécit encore assez brutalement. Si je veux continuer, je vais devoir avancer accroupi. J’espère que ce n’est pas un cul de sac qui m’attend au bout. Pas de chance, l’endroit est particulièrement humide et nauséabond. Il pourrait s’agit du repaire d’un Pokémon, et ce n’est pas forcément une rencontre que j’ai envie de faire. Les nosféraptis ne creusent pas de galeries.
    Je me cogne la tête sur le plafond bas, et laisse échapper un cri de douleur à peine étouffé. Erreur. S’il y a quelque chose au bout, il m’a entendu, maintenant. Je reste immobile, attentif aux sons. Des grattements, devant et derrière. Cette partie de la grotte a l’air plus occupée que l’autre, des sons lointains, comme des cris étouffés…  Au bout d’un certain temps à avancer dans ce tunnel étroit, je constate qu’il s’arrête brutalement. Malheur, une impasse.
    Je regarde autour de moi, ennuyé. Il y a bien une ouverture. Très basse, très étroite, de laquelle coule un mince filet d’eau. Je ne peux y avancer qu’en rampant, et encore, je dois pousser devant moi mon sac de spéléologie. J’éclaire l’intérieur avec ma lampe, sondant sa longueur. Malheureusement, elle est en pente vers le haut, et je ne peux pas voir jusqu’au bout. Il semblerait que si je veux continuer, je n’aurai pas d’autre choix que d’avancer quand même. Je m’allonge sur le sol, me répétant intérieurement que c’est absolument idiot de ma part de continuer à m’imposer moi-même ce genre de traitement et qu’une personne sensée aurait simplement pris sa retraite scientifique plutôt que de faire ça à 60 ans passés. Le coupe-vent imperméable me protège de l’eau qui coule dans le boyau, c’est déjà quelque chose.
    Je commence à ramper. La pierre est désagréablement glissante, et, au bout de quelques mètres, je glisse en bas et dois recommencer, en bloquant mon pied sur une anfractuosité du mur à mesure que je monte. Heureusement, j’atteins un plateau, et peux un peu me reposer. Mine de rien, ramper fatigue, et pas peu. Après trois ou quatre de ces paliers, alors que je suis sur le point de renoncer, j’arrive enfin à un endroit où le tunnel s’agrandit à nouveau en une véritable galerie. Celle-ci est jonchée de débris de pierre de tailles variées, et, je le remarque en braquant ma lampe sur ceux-ci, de taches rousses. Les murs, le sol et le plafond sont également couverts de traces semblables. Peut-être qu’il s’agit d’un filon de fer ? Je farfouille un peu sur le sol, et récupère une pierre à l’allure intéressante qui retient mon attention. Impossible de vraiment savoir de quoi il s’agit. Je verrai ça à la lumière en sortant. Si je restais plus longtemps, je pourrais sans doute trouver des merveilles lapidaires. Si je m’y connaissais mieux, aussi. Je la mets dans la poche centrale de mon sac, avec mes balls.

    Alors que je me relève, un cri aigu vrille soudainement mes oreilles, perçant le silence de la grotte. Je balaye les alentours avec ma lampe, cherchant son origine. Rien autour, ça doit être plus loin. Le cri retentit à nouveau, un râle de bête blessée. Il pourrait s’agir d’un nosferapti… Mais ça n’a rien de sûr, le bruit est quand même particulièrement fort. J’avance vers la source du hurlement, conscient que c’est un pari risqué. Non seulement un Pokémon blessé est souvent dangereux et impulsif, mais les chances sont grandes que ce qui l’a blessé soit plus menaçant encore… A mesure que j’approche, la vocifération devient même assourdissante, douloureuse.
    Je comprends vite pourquoi, débouchant au détour d’un couloir sur une salle haute et pourtant relativement étroite, au sol couvert de stalagmites et de débris de fistuleuses vraisemblablement tombées du plafond. L’acoustique du lieu semble jouer comme un amplificateur. Je me cache derrière une stalagmite épaisse et coupe immédiatement ma lampe. Deux bruyvernes sont en train de se battre en volant sous le plafond, virevoltant à pleine vitesse, échangeant des charges déchaînées qui les envoient s'écraser brutalement contre les parois. Quelques secondes me rappellent que l’écholocalisation de ces pokémons est excellente et qu’ils pourraient sans effort me repérer, s’ils me cherchaient. Mais je n’ai pas l’intention d’attirer leur attention. Les cris reprennent de plus belle, les bruyvernes ont l’air de se déchirer mutuellement pour le territoire. De ce que j’ai entrevu, leurs terribles attaques sonores ont brisé les stalactites du plafond, et même certaines stalagmites trop proches.
    Une déflagration terrible retentit, et je suis jeté au sol par son souffle. Une attaque Bang Sonique ! Un acouphène désagréable siffle à mes oreilles, que j’ai par chance eu la présence d’esprit de couvrir en constatant l’identité des perturbateurs. La stalagmite derrière laquelle je m’abritais a été brisée, et je suis recouvert de petits gravillons. L’endroit n’est décidément pas sûr. La contre-attaque de l’autre dragon ne se fait pas attendre, un puissant rayon d’énergie dévastant l’un des murs. La vive lumière éclaire toute la salle et je repère une ouverture dans le coin opposé, à hauteur de poitrine. Profitant que les combattants s’engagent au corps à corps, je rallume ma lampe frontale et me précipite en courant entre les roches brisées, et bondit pour atteindre l’ouverture. Je manque de déraper et me coupe le souffle en heurtant la paroi de plein fouet. Pas le temps de récupérer, je fais un nouvel effort, et cette fois-ci réussit à passer. Si les Pokémons ne continuaient pas leurs cris terribles et que je n’avais pas les oreilles ravagées, je pourrais sans doute entendre ma respiration siffler comme celle d’un malade  aux poumons noyés dans le sang.
    Aussi vite que possible, je prends mes distances avec la salle que je viens de traverser, jusqu’à ce que les cris semblent s’atténuer, ce qui ne se fait pas vite. Et c’est là que je réalise que je viens de traverser un certain nombre d’intersections, sans y faire attention. Je regarde autour de moi. Au moins trois ou quatre chemins, et tous se ressemblent. L’écho des cris des Bruyvernes semble venir de toutes les directions à la fois, et je suis incapable de dire d’où je viens. Je voulais à tout prix éviter ça, mais il semblerait que je suis perdu. Je m’arrête à ce croisement, pour reprendre un peu mon souffle et réfléchir, ou plutôt glisse faiblement contre la paroi la plus proche, soudain conscient d'un violent point de côté. Un vertige obscurcit ma vision. Je sors de mon sac une barre de nutriments que j’ai achetée en prévision de l’expédition, et commence à l’avaler, péniblement. Mes côtes sont douloureuses, mon saut manqué ne les a pas ménagées. Je sens que je peine à respirer, l’oxygène raréfié de la grotte ne suffit pas vraiment à mes besoins en air après mon effort. Je suis fatigué, très fatigué. Ce n’est décidément plus de mon âge. Pourquoi est-ce que je ne suis pas capable de me fixer moi-même des limites ?
    La douleur m’arrache un rictus, et je le sens devenir un sourire. Après tout, c’est peut-être ça qui me rend vivant. Le grand scientifique enterré à des centaines de mètres sous terre, courant de monstre en monstre pour ses expériences. Me battre pour ce que je veux, comme je l’ai toujours fait d’une manière ou d’une autre. La violence qui a pavé ma vie est peut-être ce qui me séduit, en fin de compte. On s’habitue sans doute à tout. Adossé contre un mur rugueux et bosselé de pierre humide, perdu, je regarde le plafond bas sans le voir. C’est mon propre rire que j’entends résonner à mes oreilles, mais je ne l’écoute pas. Est-ce ma propre main que je sens contre ma jambe ?

    Est-ce ma propre main que je sens contre ma jambe…
    Non. L’horrible réalisation m’atteint alors que j’ai encore les yeux fixés au plafond. Lentement, très lentement, je baisse la tête vers cette jambe que quelque chose touche…


    Modération
  • Lancé spéléologie: ramassage d'un joyau roche dans la carrière couverte de débris de pierre rouillée.
  • Apparition d'un Pokémon sauvage


  • Dernière édition par Garand Worlov le Ven 15 Mai - 15:51, édité 9 fois
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    Mer 6 Mai - 2:51
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    Le membre 'Garand Worlov' a effectué l'action suivante : Destin

    #1 'Spéléologie' :

    #1 Résultat : 27

    --------------------------------

    #2 'Pokemon' :

    #2 Résultat : 50
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    Mer 6 Mai - 22:25
    PNJ MJ

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      Apparition
    Peut-importe ce qui vous touche la jambe, vous devriez porter sur votre attention sur le Rhinocorne qui se trouve quelques dizaines de mètres face à vous. Qu'allez-vous faire ? Attaquer ou fuir ?

    Rhinocorne ♂
    lvl 35 - Roche|Sol

    PV. 90 (+50)
    ATQ. 93 (+50)
    DEF. 98 (+50)
    ATQ SPEC. 65 (+50)
    DEF SPEC. 65 (+50)
    VTS. 63 (+50)


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    Invité
    Ven 8 Mai - 21:09



    worlov
    Un peu de piquant

    Je pousse un long soupir en constatant qu’il se n’agit que de mon sac que j’avais posé à côté de moi et qui est tombé contre ma jambe. Cette grotte joue vraiment avec mes nerfs. Je relève ma tête et mon sang se fige à nouveau. Au bout d’un des couloirs de pierre retentit un lourd bruit de pas, qui se rapproche. Devant moi, à peine éclairé par la lumière qui semble l’attirer, arrive un massif rhinocorne. Immédiatement, j’éteins la lampe. Je me sens entièrement démuni. La fatigue assommante et le manque d’air ne me permettront pas de courir me cacher dans le dédale rocheux. Les rhinocornes ne sont pas réputés pour leur finesse ou leur intelligence… S’ils s’énervent, ils chargent. Je sors mon Handy505, certain qu’il ne va que renforcer mes craintes. Et en effet, la machine me confirme que la créature est presque deux fois plus puissante que les autres Pokémons que j’ai croisés dans la grotte… Même si je n’ai pas eu le loisir d’analyser les bruyvernes.
    A Kanto, la firme immobilière chargée d’aménager Carmin sur Mer avait l’intention d’utiliser ces Pokémons piquants pour des travaux de terrassement et la démolition de vieux bâtiments. Physiquement, ces monstres blindés en seraient totalement capables… Mais ils restent trop stupides pour être employés. Du genre à continuer leur charge jusqu’à la maison suivante après avoir anéanti la première parce qu’ils ont oublié pourquoi ils courent. Une anatomie assez mal proportionnée qui ne leur permet que de courir en ligne droite… Un peu comme un linéon transformé en char d’assaut, la vivacité d’esprit en moins.
    Néanmoins, ça ne les rend pas moins dangereux, et je dois trouver un moyen de m’en éloigner. Celui-ci est visiblement venu dans cette direction à cause de la lumière… Avec un peu de chance, il n’y voit pas grand-chose. Si je reste silencieux et immobile, il n’est pas improbable qu’il passe sans me remarquer ou m’oublie aussi sec. J’entends le bruit sourd du Pokémon, raclant une paroi du mur. Pour un géant de pierre, il est plutôt léger, une centaine de kilos tout au plus… Malheureusement c’est plus que suffisant pour m’écraser ou me tuer s’il me charge de plein fouet. Sans compter les possibles morsures ou coups de griffe, cette bête a plus d’un tour dans son sac, même si elle ne s’en rend pas forcément bien compte elle-même.
    Le plus discrètement possible, je m’allonge à plat ventre contre le sol, poussant mon sac devant moi. J’ouvre avec lenteur la poche, à la recherche d’une solution dans les bibelots spéléologiques tous plus ou moins inutiles. Je ne sens que mousquetons et cordes, aux côtés de mes pokéballs. Peste. L’idée d’utiliser ID :err me traverse la tête, et je l’écarte immédiatement. Ce serait du suicide et nous condamnerait autant l’un que l’autre. A moins d’un miracle, mon pauvre porygon se ferait immédiatement emplafonner et je doute que la moindre de ses attaques puisse ne serait-ce que rayer les plaques de roc soudées au corps de son adversaire. Quand à une attaque psychique, pour peu qu’il la réussisse, elle n’aurait sans doute aucun effet sur un Pokémon aussi peu évolué mentalement qu’un rhinocorne.
    Soudain, ma main trouve un tube allongé au fond du sac. Un de ces bâtonnets de lumière chimique à craquer pour éclairer les trous… Une idée germe dans ma tête. Il faut que je fasse vite, dans quelques secondes la créature sera sur moi. Il faut que j’arrive à lancer la lampe dans un des couloirs pour l’y attirer, suffisamment loin pour qu’il ne puisse pas me voir avec la lumière. Ce n’est pas si difficile, après tout ces lampes sont à peine plus lumineuses que des bougies… Mais je dois réussir à la jeter fort et discrètement, et faire en sorte qu’elle ne s’allume pas dans la pièce où nous sommes, moi et la brute. Rhinocorne n’est plus très loin, et il risque de détecter ma présence d’une manière ou d’une autre si j’attends trop. D’une main résolue, je sors le bâton lumineux, prêt à le craquer. Si ça marche, je vais devoir courir aussi vite que possible dans la direction opposée quand rhinocorne partira suivre la lampe. A cette idée, j’ai un haut-le-cœur. Encore courir, encore m’épuiser dans les ténèbres. N’aurai-je jamais de répit ? Sous mon coupe-vent, je craque la lampe et l’entoure de corde. La lumière est faible, mais filtre légèrement entre les coutures. Pourvu qu’il ne la voie pas tout de suite. Une fois que le bâton est entièrement entouré et qu’aucune lueur ne passe, je tiens le paquet d’une main et le bout de corde d’une autre. Au jugé, je lance mon artifice vers l’endroit qui devrait être celui d’un tunnel, la corde se déroule dans l’air, à son bout jaillit peu à peu la lumière du bâton, lançant un éclair jaune-verdâtre dans l’obscurité d’encre de l’antre. Le puissant cri de guerre de rhinocorne perce alors le silence.

    Modération
  • Tentative de fuite: Worlov, allongé sur le sol, entoure un bâtonnet fluorescent de corde pour le lancer dans un autre couloir, de telle sorte qu'il ne soit visible qu'une fois la corde déroulée là où il atterrira, pour y attirer le rhinocorne.


  • Dernière édition par Garand Worlov le Ven 8 Mai - 22:06, édité 2 fois
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    Ven 8 Mai - 21:37
    PNJ MJ

    Messages : 2505

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    Merci d'utiliser le terme lampe pour la compréhension du modo, merci. (J'ai cru que tu te prenais pour Gandalf pendant un moment...)

    Le rhinocorne vous regarde... avec une espèce d'expression blasé... Il s'en va, tout simplement.

    Fuite réussi.


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    Invité
    Dim 10 Mai - 19:17



    worlov
    Labyrinthe de mémoire

    La seconde suivante, je m’attends déjà à être écrasé sous les pattes griffues du Pokémon et me prépare à l’impact, plaqué contre le mur les yeux fermés. Mais rien. Pas un son, pas un mouvement. Je rouvre lentement les yeux et découvre le rhinocorne, à la lueur faible du bâton fluorescent qui n’est pas tombé aussi loin que je voudrais. La créature n’a pas l’air de remarquer la tache de couleur jaune-vert qui éclaire la salle et les pointes pierreuses de son corps, et semble n’en avoir rien à faire. Il grogne à nouveau, puis lentement s’engage dans un autre couloir et regagner la noirceur invisible de l’antre. Son pas lourd se fait encore entendre quelques temps, entrecoupé par son cri rauque, puis le silence revient. Incapable de bouger, j’attends que mon pouls se calme un peu. Le battement de mon cœur explose dans ma poitrine et me donne l’impression de cogner contre ma cage thoracique. J’éponge mon front avec la manche de mon coupe-vent. Je suis trempé de sueur. Lentement je me redresse, la respiration toujours saccadée. Je suis sauf.
    Après de longues minutes à me calmer et à reprendre des forces, je me décide à reprendre mon périple, toujours décidé à mettre la main sur un nosférapti. Ce ne sont pas les dangers de cette grotte qui m’en empêcheront. Pas intellectuellement en tout cas. Je suis prêt à faire face, même si c’est un risque élevé. Je n’aurai sans doute pas toujours la force pour faire ce genre d’expéditions. Si je n’exige pas maintenant de mon corps cet effort, ce ne sera peut-être pas possible plus tard. Malheureusement,  je ne suis pas la seule donnée de cette équation. Les Pokémons ici sont bien plus puissants que ce à quoi je m’attendais, et mon pauvre ID :err n’a que bien peu de chances. Je sors sa pokéball du sac, et reste à la regarder à la lumière faible du bâton. Je me lève pour aller récupérer l’objet sur le sol. Après tout, ce serait dommage de le gâcher maintenant qu’il est allumé. Je n’ai aucune idée du temps qu’il est censé durer. Le bâtonnet dans une main et la ball d’ID :err dans l’autre, je me rassois contre le mur.
    Finalement, je me décide à lancer la pokéball. Le flash de lumière m’éblouit un instant, et j’entends plus que je vois mon Pokémon atterrir sur le sol. ID :err se met à tourner sur place, visiblement en train d’analyser son environnement. Ou alors il a peut-être simplement envie de tourner. Puis il trottine calmement sur le sol en direction de ma lampe chimique, visiblement ses scanners ont détecté que c’était le seul objet lumineux de la pièce et ça semble l’intéresser. Je m’agenouille devant mon porygon, tendant le bâton dans sa direction. Il s’en approche jusqu’à ce qu’un de ses yeux soit littéralement collé contre, puis s’immobilise. Comme il ne semble pas avoir envie de faire quoi que ce soit d’autre, je me relève et récupère mon sac, prêt à avancer. J’ai retenu la leçon de mon dernier passage, et je me garde bien de proférer la moindre parole. Même s’il refuse de m’identifier, ID :err est capable de me reconnaître parmi des sons neutres, et il met un point d’honneur à crier au plus fort de ses haut-parleurs s’il m’entend. Je commence à marcher vers l’un des tunnels. Mon porygon, toujours fasciné par le bâton comme s’il s’agissait du sceptre d’un mage, s’est mis à léviter pour rester à sa hauteur. C’est plutôt une bonne chose, dans la mesure où comme ça, il me suit.
    Je m’engage dans un des couloirs m’éloignant du rhinocorne, au hasard. Je n’ai vraiment pas la moindre idée du « bon chemin ». Au moins, même si ce passage est en pente et donc pas forcément le plus agréable à monter, il est assez large, et je peux avancer aux côtés de mon Pokémon sans qu’il me gêne. Enfin, si je ne tiens pas compte des collisions régulières dues à sa mauvaise estimation de ma position elle-même due au fait qu’il ne s’intéresse qu’à mon lampion.
    A chaque impact, ID :err émet quelques bips, signalant qu’il a enregistré une collision et essaie de la rectifier. En tout cas, c’était ce qu’une des mises à jour éparses de l’an dernier devait implémenter. Je n’y avais jamais vraiment fait attention, mais on dirait qu’aujourd’hui, en tout cas, elle est prise en compte. Je ressors mon pokédex de ma poche et le dirige vers ID :err. Je connais par cœur la description et les valeurs qui y sont inscrites. Poids, 36.5 kg. Taille, 0.80 m. Pokémon Virtuel. Type normal. Suit la description officielle de la Sylph, résultant de son partenariat avec la firme HandyGear qui produit les pokédex. Mais plus important pour moi, c’est les pages de notes que je peux enregistrer à la suite. Je devrais me servir plus régulièrement de cette fonctionnalité, après tout c’est un bon moyen de pallier l’absence du moniteur. Je note cette curieuse attraction vers la lumière. Après le coup du réchaud à la cabane, ça veut peut-être dire quelque chose. Après tout, les porygons sont munis de capteurs infrarouges, et la plaque devait sembler assez lumineuse à cause de ça. Peut-être qu’il y a quelque chose à creuser… Malheureusement, comme toujours avec ID :err, il est tout aussi probable qu’il n’en soit rien et qu’il s’agisse d’une nouvelle fantaisie produite par son esprit tordu.
    Je referme mon Handy505 et le remet dans ma poche. Mes passages à la Morna contribuent à en remplir les pages, au moins. Le couloir dans lequel je marche commence à tourner et à se ramifier. Faute d’avoir une meilleure idée, je poursuis mon chemin sur le tournant qui me parait le moins désagréable à arpenter. Ce qui n’est pas forcément idiot… Il est probable qu’il soit fréquenté par un certain nombre de Pokémons troglodytes qui l’ont élargi avec le temps. Il n’y a plus trace du ruisseau qui coulait dans la grotte ici, mais en revanche l’air est plus frais. Je ne peux pas vraiment me l’expliquer. A chaque intersection, j’essaie de trouver un point de repère, mais c’est loin d’être évident, et je suis à peu près sûr que ça ne servira à rien au retour. Rien ne ressemble plus à un mur de pierre qu’un autre mur de pierre.
    Je pourrais sans doute commencer à m’inquiéter et à m’énerver, mais, pour une raison que j’ai du mal à saisir, la présence de mon porygon à mes côtés m’apaise. Je marche, ça fait des heures que je marche dans cette grotte. A la fluorescence verte d’un cierge chimique, je cherche la chovsouris dans un dédale minéral. Les mêmes sons, ceux de mes pas, depuis des heures. La même pierre, des couloirs différents. Et maintenant les bips de mon Pokémon en plus. Mes sens sont comme anesthésiés par cette marche interminable, j’ai l’impression d’évoluer dans des limbes indistincts. Peu à peu mon esprit dérive, et je me laisse aller à mes souvenirs, replonger dans cette vie qui n’a jamais vraiment été vivante. Je peux comme sentir l’odeur de Jadielle revenir. Cette odeur fraîche d’herbe coupée des nombreuses pelouses de la ville, à laquelle se mêlent les mille senteurs des fleurs et de la proche forêt de Jade. Je peux revoir les couchers de soleils tombants derrière le plateau Indigo qui surplombait la ville. Mais c’est la lumière de l’école, ce pensionnat haïssable pour orphelins, qui me revient. Que j’étais sot de penser que m’isoler de ma famille allait m’aider à avancer mieux dans la vie. Je me suis infligé les autres malheureux et les autres traumatisés, qui ne connaissent du monde que la souffrance et en conséquence ne peuvent que l’infliger eux-mêmes. La charmante Jadielle n’est pour moi que souvenirs d’humiliation et de douleur.

    Je me revois, courant entre les murets de pierre à l’entrée de la ville, les vêtements tachés du vert des pelouses, pour échapper au rattata du gamin qui me détestait. Une sale bête qu’il avait capturée avec une cage en bois dans les hautes herbes menant à la petite bourgade au sud. J’entends encore les rires des autres enfants, moqueurs. Je voulais tous les tuer. Le soir, quand je rentrais dans ma chambre au pensionnat, je pouvais m’attendre à trouver un roucool mort sous mon oreiller, quand j’avais encore un oreiller. Et c’était encore le moins méchant tour qu’ils pouvaient me jouer. A cette époque, je me jetai corps et âme dans les études. Par chance, l’école de Jadielle était excellente. Je lisais la grande encyclopédie des Pokémons, un ouvrage dépassé qui ne contenait peut-être pas la moitié des créatures connues à l’heure actuelle, et s’attardait bien plus sur la faune de Kanto que celle des autres régions. Mais je le lisais avec avidité et goût, je m’imprégnais de chaque ligne, sur la force des ailes des roucarnages ou la toxicité du venin d’arbok. Bien sûr, les Pokémons poison étaient les plus intéressants pour moi…
    Certains soirs, quand je n’avais pas le courage de découvrir quel nouveau piège m’attendait dans mon dortoir, j’allais me balader sur la route 22. Je m’asseyais devant le petit étang, à regarder la lune et les étoiles se refléter dans l’eau immobile. En été, c’était un vrai concert de cris de Pokémons insectes. Parfois, des nidorans venaient boire l’eau de l’étang, à quelques pas de moi. Je passais ma main dans l'eau, et regardais l'onde se propager, brouillant mon reflet que je ne pouvais pas tolérer de regarder. Ce visage blême et émacié qui n'avait rien de la rondeur enfantine. En hiver, j’avais froid. Je restais là, emmitouflé comme je pouvais, jusqu’au lever du jour et le début des cours. Je ne dois qu’à ma bonne constitution de ne pas avoir attrapé de pneumonie. Les professeurs se rendaient compte que je n’étais pas bien intégré, mais ils ne prenaient pas la mesure du problème. Pour eux, du moment que je réussissais aussi bien que ça, ça leur était égal. Bien entendu, les choses ont un peu changé quand le sale gosse qui me tyrannisait est mort, et son rattata avec. Cette mort « accidentelle » que j’ai orchestrée si longtemps… Pendant un mois, je suis allé gratter les terriers de nidoran pour récupérer les sécrétions empoisonnées qui suintent de leurs aiguillons et qu’ils frottent sur leur territoire pour éloigner la concurrence ou les prédateurs. Un poison relativement faible et lent, avais-je lu dans l’encyclopédie, dont je devais accumuler une certaine quantité.
    Nous avions la charge de faire la vaisselle de nos tables au pensionnat, et il était très courant que les autres gosses viennent vider la crasse des leurs dans ma casserole en partant du réfectoire (bien entendu, j’étais toujours seul à ma table). Mais, bien plus intéressant en l’occurrence, quand le repas était bon, mon ennemi venait se servir à ma table, avant de renverser le reste pour que je ne puisse pas en profiter. Et ce jour-là, il y avait un très bon repas pour le jour des enfants. On nous avait cuisiné de bonnes pâtisseries en dessert. La mienne, je l’avais vite substituée à ma préparation empoisonnée. Ce qui devait arriver, bien entendu, arriva. Quand le petit despote vint prélever son dû, je fis mine d'essayer d'avaler ma pâtisserie avant qu'il puisse me la prendre. Il se jeta sur moi, me l’arracha des mains et la goba d’une bouchée, avant de me rouer de coups de pieds pour avoir essayé de lui voler mon dessert. Je pleurais de douleur, bien sûr, mais j’étais fou de joie. Le lendemain, il était atteint de très violentes coliques, et mourait dans la soirée. Je m’occupais ensuite d’aller fracasser le crâne de son Pokémon, attaché par une cordelette dans une niche que le petit salopard avait bricolée. Incapable de s’échapper ni de se défendre, l’odieuse bestiole paya pour ses méfaits quand j’abattis sur elle toute ma rage enfantine et la latte de lit de mon sommier cassé. Le cadavre, je le jetais dans les hautes herbes, là où il serait sans doute mangé par ses semblables ou que sais-je d’autre. Par la suite, même si aucun gosse ne le dit clairement, j’eus l’impression qu’ils sentaient que quelque chose d’étrange se cachait derrière cette mort. Je ne fus plus ennuyé, mais je fus plus que jamais mis à l’écart. La méfiance avait succédé aux moqueries.
    Une vie d’enfant paria, dont le seul réconfort était d’écouter le froid monologue des livres et d’observer la nature luxuriante des environs. De cette période, c’est finalement le parfum des fleurs et de l’herbe, les odeurs de la forêt et la clarté nocturne de l’étang qui me reviennent comme la seule chose agréable.
    Au fond de cette grotte à l’air nauséabond, c’est un certain réconfort de se rappeler de douces fragrances. J’arrive à un énième croisement, conscient que je n’ai effectivement aucun souvenir des précédents, et que je suis peut-être déjà passé par ici. Mais brusquement, sans raison, ID :err se met à vibrer et à biper furieusement, délaissant le bâton fluorescent. Sa tête s’allonge pour le passage en mode de combat, ces yeux s’étrécissent et son corps se fusèle, et il fonce violemment contre un mur. Il se recule un instant, avant de charger à nouveau. Incompréhensible. Alors qu’il se prépare pour un troisième assaut contre le mur innocent de toute offense, je le rappelle dans sa pokéball. Bien trop bruyant. J’emprunte aussi vite que possible l’un des tournants, pour quitter la zone avec diligence. Si un Pokémon arrive, je n’ai pas spécialement envie qu’il me trouve… A moins que… Je m’arrête dans ma course. Peut-être que la même cause peut produire les mêmes effets. Peut-être que c’est ID :err qui a attiré les nosferaptis la première fois. Après tout, peut-être que son cri touche les ultrasons que ces Pokémons utilisent pour se repérer. Je reviens sur mes pas et pose au centre du croisement le bâton fluorescent. Voyons donc ce qui va se passer. Je m’accroupis dans un renfoncement de rocher et regarde la zone où un Pokémon rameuté par le vacarme d’ID :err va probablement arriver. Et en effet, il me semble entendre quelque chose se rapprocher…

    Modération
  • Utilisation de 6 oeufs en chocolat et de 3 super bonbons sur ID:err (simuler le mode combat)
  • Apparition d'un Pokémon sauvage.
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    Dim 10 Mai - 19:17
    PNJ Destiné

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    Le membre 'Garand Worlov' a effectué l'action suivante : Destin

    'Pokemon' :

    Résultat : 65
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    Dim 10 Mai - 20:57
    PNJ MJ

    Messages : 2505

    Voir le profil de l'utilisateur
    Si tu souhaites utilisé les Œufs en chocolat, il faut nous dire quel stat tu souhaites changé avec laquelle, sachant que tu ne peux pas toucher aux statistiques de base. Penses à le dire la prochaine fois.

      Don
    Vous donnez 3 Super Bonbon à Porygon! Porygon monte au niveau 10 ! Vous avez 30 points à répartir dans ses statistiques.

      Apparition
    Alors que vous faite une petite pause, vous remarquez un Strassie qui passe juste devant votre couloir à toute vitesse. Qu'allez-vous faire ? Attaquer ou fuir ?

    Strassie
    lvl 20 - Roche|Fée

    PV. 50 (+25)
    ATQ. 50 (+25)
    DEF. 100 (+25)
    ATQ SPEC. 50 (+25)
    DEF SPEC. 100 (+25)
    VTS. 50 (+25)


    avatar
    Invité
    Ven 15 Mai - 14:39



    worlov
    Le guide de cristal

    A peine me suis-je plaqué contre le mur qu’à l’autre bout du couloir un vrombissement intense se fait entendre. Je jette un œil depuis ma cachette et entrevois une lueur bleutée éclairer le tunnel avant de s’arrêter rapidement au croisement où j’ai jeté mon bâton fluorescent. Je ne reconnais pas cette forme indistincte… Pour une fois, le pokédex pourrait me servir. J’ai à peine le temps de braquer le scanner dans la direction du Pokémon, qui ressemble à un petit amas pierreux en pyramide inversée surmonté de gemmes luisantes et lévitant de surcroit, que ladite créature reprend sa course aussi sec. Je baisse les yeux sur mon pokédex. Strassie, Pokémon Joyau.
    Je cherche rapidement dans mes souvenirs, et soudain un article d’une équipe de géologues de Kalos me revient en tête. Les premiers à avoir découvert l’espèce. Une découverte encore récente, cinq années tout au plus. Le rapport du Handy505 me le confirme : un Pokémon issu des régions les plus profondes du monde, formé à des températures et des pressions exceptionnelles qui avaient émerveillé les chercheurs… Comme quoi la vie peut se développer même dans de tels environnements. Sans déroger à mes habitudes, je me suis bien moins intéressé à l’apparence de ces Pokémons qu’à leurs propriétés. Après tout, je ne suis ni un collectionneur, ni un esthète. Mais du coup, pas surprenant que je ne sois pas parvenu à reconnaître le strassie de prime abord.
    Je me souviens également que les Kalossais étaient surpris de leur chance de trouver des spécimens au-dessus du niveau de la mer dans la grotte Miroitante sur la côte ouest, qui avaient donc réussi à migrer à travers plusieurs kilomètres de roche. Certaines hypothèses envisageaient même que les créatures provenaient d’une faille sous-marine et étaient remontées depuis le plancher océanique jusqu’à la grotte par la mer. Depuis la Morna, je ne suis pour ma part finalement pas vraiment surpris d’en trouver… Sans doute que son sol le plus bas est particulièrement profond. Il faudra que je vérifie quelles sont les estimations de profondeur pour cette grotte, la présence de ces Pokémons à l’intérieur peut sans doute les changer.
    Soudain, un déclic se fait dans mon esprit, alors que je me concentre à nouveau sur le strassie sous mes yeux : je me rappelle la stupéfiante salle minérale que j’ai traversée plus tôt au cours de mon expédition, et les lueurs bleutées que j’ai aperçues au fond de l’eau du petit étang. Aucun doute, c’est la même lumière que cette que celle du strassie qui vient de me dépasser. Peut-être qu’il se rend également là-bas ! La perspective de potentiellement retrouver mon chemin est trop alléchante pour être délaissée, il faut que je me débrouille pour ne pas le perdre de vue. Ou au moins que je me lance dans la bonne direction. Je me cache au prochain croisement pour suivre des yeux le prochain virage de strassie. Par chance, ce n’est pas spécialement un Pokémon rapide, même si celui-ci a l’air particulièrement pressé. Je n’ai qu’à faire en sorte qu’il ne me remarque pas et il me guidera peut-être jusqu’à la sortie. Savoir où je suis ne pourra pas me faire de mal dans ma chasse au nosférapti. Une question commence à me tarauder : que faisaient ces cristaux de strassie au fond de l’étang ? S’ils avaient été mobiles, de toute évidence, je l’aurais remarqué… Qu’est-ce que ça veut bien pouvoir dire ? Ou alors peut-être me suis-je trompé en faisant le lien entre les deux ? Je ne peux pas m’autoriser le doute en cet instant, ce projectile cristallin est ma seule chance actuelle de me réorienter dans cette grotte…

    Modération
  • Tentative de fuite: Garand Worlov observe le strassie foncer à travers le couloir, et ne tente en rien de l'empêcher de continuer sa course. Prudemment, il passe d'une cachette à l'autre pour suivre la route empruntée par le Pokémon dans l'espoir de retrouver son chemin dans l'antre.
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    Ven 15 Mai - 20:10
    PNJ MJ

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    Strassie semble vous remarquer mais il poursuit sa route et disparaît rapidement dans les profondeurs de la caverne.

    Fuite réussie.


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    Nosferapti, une symphonie de l’horreur

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